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Pourquoi Manuel Valls ?

La primaire, c’est cette formidable possibilité pour TOUS les Français de participer à la désignation de notre candidat. Il s’agit de désigner celui qui peut remporter l’élection, qui peut battre le président sortant. Ce choix doit être fait sur le fond, sur des idées, et des propositions, pour pouvoir gagner l’an prochain.

Nous soutenons Manuel Valls parce que nous pensons que son langage de vérité, et ses propositions pragmatiques peuvent nous permettre de battre Nicolas Sarkozy en 2012, et permettre à la gauche de gouverner dans la durée. Et parce qu’il défend ce discours de vérité autour des finances publiques, et de la nécessaire réforme fiscale et financière, autour de l’éducation, de la formation, et bien sur de la sécurité, il est le seul candidat à représenter l’héritage politique Strauss-Kahnien, tant plébiscité par les Français avant l’été, et qui « est la seule orientation politique qui peut nous faire gagner ».  Et puisque même la presse étrangère reconnaît en Manuel Valls, le meilleur candidat de cette primaire, c’est bien là la preuve que nous ne nous trompons pas dans notre choix.

Parce que « la Gauche peut tout changer », et parce que la Gauche ne doit pas avoir peur du « Pouvoir », je vote Manuel Valls aux primaires des 9 et 16 octobre.

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«Dire que les impôts ne vont pas augmenter, c’est mentir aux Français» Manuel Valls – Libération

liberation-fr-miniInterview de Manuel Valls parue le 12/08/2011 sur Libération.fr

Candidat à la primaire socialiste, le député-maire d’Evry Manuel Valls relance la proposition d’une TVA sociale et demande aux socialistes de «porter un langage de vérité» sur les questions économiques.

Quelle est votre réaction au résultat (0,0%) de la croissance au deuxième trimestre?
Malheureusement, les indicateurs économiques confirment le risque majeur d’une récession dans les pays de la zone euro et en Amérique du nord.

Qu’est-ce qu’un Manuel Valls proposerait pour faire face à la crise?
Nous sommes dans un cadre économique contraint. Ne nous racontons pas d’histoires… Nous pouvons, nous aussi, si nous accédons au pouvoir, être confrontés à la crise, à la tempête boursière, à l’inquiétude généralisée des marchés et à l’attitude des agences des agences de notations.
Il y a une grande difficulté de coordination des pays du G20. La réponse doit donc être européenne: créer une gouvernance de la zone euro, passer au fédéralisme économique. Le fonds de stabilité financière doit pouvoir racheter de la dette des Etats et l’UE doit lancer un grand emprunt européen.

Et sur le plan national?
Il faut plus que jamais investir dans l’avenir: la recherche, l’éducation, la formation, l’innovation… Réduire nos dépenses en décentralisant davantage, en simplifiant les structures administratives – par exemple en supprimant les départements – et en réformant la fiscalité locale. Mais il nous faut aussi trouver de nouvelles recettes: revenir sur la réforme de l’ISF, sur la baisse de la TVA dans la restauration…
Nous devons retrouver des marges de manœuvre car la faute de Nicolas Sarkozy est d’avoir, par une politique fiscale tournée vers les plus fortunés, privé l’Etat de plusieurs milliards d’euros de recettes. Je propose également la création d’une «TVA antidélocalisation» – «de protection», «très sociale», appelez la comme vous le voulez – qui aurait l’avantage de dégager des recettes fiscales tout de suite.

Vous feriez alors porter l’effort sur tout le monde…
Il s’agit de la moduler. Nous pouvons créer de nouveaux taux de TVA et cibler davantage un certain nombre de produits, faire en sorte que les produits de première nécessité ne soient pas concernés. C’est un des moyens qu’utilisent l’Allemagne et les pays nordiques. Nous savons bien que la note AAA de la France est fragile. Nous devons poursuivre nos efforts en matière de maîtrise des dépenses et trouver de nouvelles recettes.

TVA sociale, règle d’or… Vos camarades du PS vont encore vous gronder…
La fragilité de la France nous oblige à faire un effort considérable. La dépense publique ne peut pas être le chemin emprunté. Nous ne pourrons pas dépenser un euro supplémentaire sans mettre un euro de plus en face. En ce qui concerne la règle d’or, j’ai dit que c’était une manœuvre politique de Nicolas Sarkozy. Moi, je suis responsable. Et j’avertis le président de la République: s’il impose un vote au risque d’une querelle entre majorité et opposition, un tel blocage peut provoquer de nouveau une tension sur les marchés! Il doit consulter les formations politiques et s’abstenir de débaucher des parlementaires comme lors de la réforme constitutionnelle de 2008. Dans un contexte d’une telle gravité, il est nécessaire que majorité et opposition se parlent.

Le PS n’est-il pas en train de se faire piéger par la droite? Entre vous et Arnaud Montebourg, les solutions économiques sont radicalement différentes…
Vu l’ampleur de la situation, je propose, avant l’Université d’été de La Rochelle, une rencontre entre les candidats à la primaire pour analyser ensemble ce contexte. Mais la primaire, c’est aussi l’occasion d’un débat démocratique! Et c’est une raison de plus pour porter un langage de vérité aux Français. 300.000 nouveaux emplois jeunes ne sont pas possibles. On ne pourra pas revenir non plus sur la retraite à 60 ans. Il nous faut forcément réformer les impôts et dire qu’ils vont augmenter.

Les Français ne peuvent le comprendre que si ces mesures sont justes : une augmentation ciblée de la TVA, une fusion de la CSG avec l’impôt sur le revenu, une réforme de la fiscalité locale, taxer la rente et l’argent qui dort. Dire que les impôts ne vont pas augmenter, c’est mentir aux Français. Quant à la droite, il faut la mettre devant ses contradictions. Si nous sommes dans cette situation, c’est à cause de sa politique aussi.

Propos recueillis par Lilian Alemagna

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Un peu de vérité …

En ce mois d’août, beaucoup sont en vacances, et je leur souhaite d’en profiter, de se reposer, et de revenir en pleine forme à la rentrée, qui s’annonce pour le moins riche en événements. Mais, vacances ou pas, certaines personnes ne se gênent pas pour continuer à désinformer la population, que ce soit au niveau national, ou local. Et ici, aussi pour contrebalancer avec mes articles précédents, j’ai choisit de centrer mes propos localement. En effet, c’est en recevant la revue municipale de l’été que m’est venu l’envie de répondre aux propos lancés par l’opposition, qui enchaîne propos simplifiés, critiques stériles, contre-vérités, sectarisme, et mensonges.

Je voudrais donc commencer par aborder le sujet de la rocade, qui doit permettre de relier Inzinzac Lochrist à Lorient plus rapidement. Madame Nicolas, tête de liste de l’opposition, nous explique que le projet, défendu par Jean Pierre Bageot, le maire, et sa majorité, serait à la limite d’un « crime écologique », rappelant que pour le réaliser, il y aura la nécessité d’abattre un certain nombre d’arbres pour permettre la construction de cette voie, sous la direction du conseil général. Toutefois, elle oublie de préciser que ces constructions se feront dans le respect environnemental et de développement durable habituel.

Mais le projet de l’opposition, revenant à « aménager la route du temple », une route qui n’est pas très large et qui enchaîne les virages dangereux (où l’on pourrait comptabiliser les accidents), ne correspond pas aux besoins, et aux attentes. Quoi qu’il en soit, ce projet nécessiterait tout autant de procéder à la « destruction de bois » si l’ont veut pouvoir offrir aux usagers de cette voie de désenclavement de pouvoir circuler en toute sécurité, et de rejoindre Lorient, zone d’activité d’un grand nombre de nos habitants, plus rapidement. On peut aussi dire que cette proposition d’aménagement serait beaucoup plus longue à réaliser, et surtout beaucoup plus coûteuse pour un résultat qui ne répondrait pas réellement aux attentes, à cause notamment de la configuration de la route, en virages dangereux à répétitions. Serait-il possible de créer une route plus rectiligne ? Oui, mais cela reviendrait à effectuer une destruction forestière, encore plus importante, ce à quoi se refuse l’opposition, s’étant découvert une fibre écologique soudaine.

Et puis, il ne s’agit pas uniquement de permettre aux habitants de rejoindre plus rapidement la ville de Lorient, mais bien aussi de permettre un accès des secours à la commune plus facile, et plus rapide. Rappelons qu’à l’heure actuelle, les pompiers, pour ne prendre que cet exemple, mettent plus de dix minutes à venir à Inzinzac Lochrist. Dix minutes qui peuvent être vitales pour sauver une vie. Armelle Nicolas proposerait-elle de laisser les habitants de la commune attendre les secours, alors que chaque minute compte, parce que la municipalité ne leur aura pas permis d’arriver sur place plus rapidement, alors qu’elle le pouvait ?

Autre sujet, sur lequel il est nécessaire de revenir, est celui du centre d’enfouissement de Kermat, qui sera bientôt agrandi. L’opposition fustige le fait que par son besoin d’agrandissement, il faille réattribuer des terres voisines à son usage. Mais est ce que les élus de l’opposition proposent une alternative à l’agrandissement de ce centre d’enfouissement, alors que nos déchets non recyclables augmentent ? Non. La critique est facile, mais aucune proposition efficace n’est faite. Et lorsqu’ils suggèrent qu’il n’y aurait pas de concertation sur ce sujet, ils oublient de préciser qu’ils ont la possibilité, en tant qu’élu de s’exprimer, et de faire des propositions, mais, ils préfèrent s’abstenir.

Autre sujet, qui m’interpelle, et me choque, c’est la façon avec laquelle ces élus de l’opposition traitent les « nouveaux ménages » qui se sont installés sur la commune ces dernières années. En effet, madame Nicolas semble regretter que la commune ne reste pas fermée sur elle même, que ses habitants ne restent pas seulement entre eux, en dénonçant « la viabilisation à outrance » avec l’arrivée de nouveaux arrivants sur la commune. Quelle position sectaire ! La majorité en place n’a pas, comme le laisse entendre l’opposition, permis à n’importe qui de construire n’importe où sur la commune. Non, il s’agit de programmes d’habitats concertés, et réfléchis, qui ont permis la création des immeubles le long du Blavet, du Bunz, des résidences, etc … Rappelons aussi que la majorité a toujours veillée à « réserver » une part des logements comme logements sociaux

De plus, pour madame Nicolas, la présence de nouveaux enfants sur la commune, et donc leurs inscriptions dans nos écoles ne l’a réjouit pas. Pire, elle considère que leur présence aurait des conséquences négatives sur nos écoles, prenant même à témoin les (pseudos) interrogations « des enseignants, et des parents d’élèves ». Je me permets de lui rappeler que nous avons risqué la fermeture de classes l’année passée, dont nous avons échappé in extremis. L’arrivée, et l’inscription de d’avantage d’élèves dans nos écoles doit nous réjouir, car cela permettra peut être de ne plus vivre des scènes, comme celles de parents manifestants devant l’inspection académique contre la fermeture de classes. L’opposition préfère peut être voir des classes (ou même des écoles) fermer, c’est son choix, mais ce n’est pas la vision qui est la mienne, ni celle de la majorité municipale.

C’est ainsi que je clos cet article, dénonçant les erreurs, les contre-vérités, et les mensonges publiés par l’opposition, de manière quasi systématique, dans sa tribune libre de la revue municipale « Rencontres ».