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Un début d’année 2012 entre fausses polémiques, et attaques

Il ne vous aura pas échappé que ce début d’année 2012 (12 jours seulement !) a déjà été mouvementé ! Cela a commencé avec le détournement de propos de François Hollande par la droite, et sa cellule riposte, qui s’est dit faire un bon coup en tapant sur le candidat socialiste, et en exigeant comme l’a fait Nadine Morano des excuses de sa part. Mais non seulement François Hollande n’a pas commis de faute, et n’a pas a s’excuser, mais je demande à l’UMP, à Nadine Morano, et tous les ministres qui se sont précipités injustement sur notre candidat, de s’excuser. Ce comportement a été lamentable, et indigne d’une campagne présidentielle.

Ensuite, nouvelle pseudo polémique, inventée par les journalistes, et propulsés par l’UMP, le gouvernement, et même le président ! C’est à propos du quotient familial. Alors remettons les choses au clair :

Voici, ce qu’à dit Manuel Valls : « François Hollande proposera de remplacer le quotient familial en gardant le principe du quotient, c’est-à-dire une diminution d’impôt pour les familles, mais il faut le généraliser, le rendre plus juste, en utilisant un système de crédit d’impôt identique pour toutes les familles« . François Hollande reprendra le soir en expliquant qu’il modulerait le quotient familial, et non le supprimer comme les journalistes et la droite n’ont eu de cesse de faire comprendre toute la journée.

La droite, l’UMP a donc cherché, avec plutôt de succès semble-t-il, a manipuler les français, les journalistes pour leur faire croire n’importe quoi sur le projet de François Hollande. C’est de la désinformation à laquelle nous avons assistée, et cela laisse destiner du climat de la campagne vers laquelle nous nous dirigeons.

Le summum a été atteint ces derniers jours, avec les propos scandaleux de Mr Accoyer, qui a comparé la possible victoire de la gauche en avril, mai, et juin prochains aux conséquences d’une guerre. C’est purement scandaleux !  Tellement, que même le président de la République a reconnu qu’il ne soutenait pas Accoyer aujourd’hui. Ces propos sont indignes d’un président de l’assemblée nationale. Où est la neutralité !? Où est le respect de l’opposition !? Où est le respect des choix des français !?

On ne peut accepter de tels propos, et je suis de ceux qui réclame la démission de monsieur Accoyer, qui a dépassé les bornes, et est désormais indigne du poste qui est le sien !

Cette campagne ne doit pas prendre ce sentier là, et je fais confiance à François Hollande, et son équipe pour lever le niveau du débat, mais j’attends aussi d’eux une vraie pédagogie vis à vis des français, pour les convaincre de ne pas voter FN au premier tour, mais bien pour  François Hollande.

Le changement, c’est maintenant ! – François Hollande 2012

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François Hollande, candidat du PS et du PRG

C’est officiel. Il y a une semaine, François Hollande remportait la primaire, avec une confortable avance sur sa concurrente, Martine Aubry, permettant d’éviter toute critique sur le score, et lui offrant une forte légitimité, compte tenus des presque trois millions de personnes étant venus voter ce dimanche 16 octobre.

François Hollande entouré de Harlem Désir, Manuel Valls, Ségolène Royal, Martine Aubry, Laurianne Deniaud et Laurent Fabius le 16 octobre 2011 au siège du PS à Paris / AFP / Thomas Samson

Aujourd’hui, à Paris, a eu lieu l’investiture officielle de François Hollande, en présence des cinq autres anciens candidats, venus pour apporter leurs soutiens au candidat désormais officiel. C’est dans une ambiance de folie que le député de Corrèze a pris la parole, après Martine, Jean-Michel, Manuel, Arnaud, et Ségolène, pendant plus d’une heure pour détailler ses positions, répondre aux premières attaques stériles de l’UMP, qui a choisi de se positionner dans la critique plutôt que dans la proposition. C’est d’ailleurs, un choix paradoxal quand on se rappelle que c’était la critique qu’ils portaient contre le PS en 2007 …

Aujourd’hui, nous entrons dans une nouvelle phase, celle de la préparation des présidentielles, et des législatives localement. Ensemble, rassemblés, nous allons tout faire pour gagner les deux tours, gagner l’Elysée, gagner la majorité parlementaire (déjà bien entamée avec la victoire au Sénat), et mettre ainsi fin à 5 années de Sarkozysme, et 10 de domination de la droite.

Cap vers 2012, l’énergie du changement au service de François Hollande, et de la gauche !

1er Tour des Primaires : victoire populaire

Deux millions et demi de votants aux primaires citoyennes, co organisées par le Parti Socialiste et le Parti Radical de Gauche. C’est un vrai succès populaire, les Français ont montrés qu’ils avaient un véritable intérêt pour ce scrutin, et sont venus en masse voter ce dimanche. C’est là, la victoire de la gauche.

Ensuite, on doit aborder les résultats des candidats. Les électeurs ont choisis, pour telle ou telle raison, de placer au 2nd tour François Hollande, et Martine Aubry. La surprise vient ensuite. C’est avec 17% des suffrages qu’Arnaud Montebourg a pris la 3e place. ce score est surprenant, mais finalement très compréhensible. En effet, le candidat de la « démondialisation » a mené une campagne longue (plus d’un an), et a surtout adopté un discours populiste, que l’on sait séducteur de suffrages. Je ne remet pas en cause sa réussite électorale, mais je voudrais aussi rappelé, pour l’avoir vu localement, un certain nombre de militants ou sympathisants d’extrême gauche et écologistes ont participés à cette primaire, et on influencer sur ce score élevé d’Arnaud Montebourg. Pour le PS, ce serait une bonne nouvelle, si ces électeurs restaient fidèles au parti socialiste, malheureusement, je ne le crois pas. C’est pour cela, que pour moi, Arnaud Montebourg ne sera pas l’arbitre du 2nd tour, tout comme François Bayrou ne l’avait pas été en 2007. Ségolène Royal a, elle, subie une vraie défaite électorale, tombant à 7%, quand elle s’attendait à remporter la primaire. C’est un retour à la réalité dur pour elle.

Tout juste derrière elle, Manuel Valls la talonne à 6%, y compris sur le terrain, où dans nombre de bureau de vote, il dépasse le score de la présidente de la région Poitou Charente. C’est évidemment, pour ceux qui l’ont soutenu, depuis 2009 dans mon cas, un score en dessous de celui attendu. Toutefois, Manuel a su émerger dans le paysage politique français, devenant le 5e politique préféré des français. Il a su exprimer une position d’une gauche moderne, décomplexée, et responsable. Ainsi, malgré un score de 6%, sa position, ses déclarations, sa popularité, ses idées vont compter pour la victoire, et pour gouverner le pays.

Il va donc de soi que les militants (du ps ou non) qui ont soutenu Manuel Valls, vont continuer à le faire, dans un autre cadre, encore à définir, pour faire vivre ce socialisme moderne, réaliste, juste, etc.

Enfin, parce qu’il ne faut pas l’oublier, Jean Michel Baylet a réalisé 1% des suffrages. Ce n’est pas une grande surprise là encore. En effet, sur le papier, les radicaux semblaient moins audibles que les socialistes. Le président du PRG a pris la décision d’apporter son soutien dans le cadre du 2nd Tour à François Hollande, tout comme l’a fait Manuel Valls. Nous verrons dimanche soir si les électeurs ont suivi les consignes, et qui sera NOTRE candidat(e) à TOUS.

Pour ma part, j’ai déjà décidé vers qui se tournera mon bulletin dimanche prochain, et vous ?

Manuel Valls, et l’éducation

Education : n. f. Outil par excellence de la méritocratie depuis la IIIe République. Vecteur privilégié de l’émancipation individuelle, de l’égalisation sociale et de la formation citoyenne. Objet actuel de grandes désillusions à la hauteur des espérances qu’elle suscite. Et si nous injections un peu d’optimisme, avec les propositions de Manuel Valls sur ce sujet ?

C’est aujourd’hui un véritable enjeu d’avenir pour la France, auquel les politiques doivent répondre. En effet, chaque année 120 000 jeunes sortent du système scolaire sans qualification, ni diplôme. De plus, les résultats de la dernière enquête PISA sont assez inquiétants. Ainsi, cette enquête montre que les résultats scolaires des élèves français dépendent, de plus en plus, de leur milieu social. C’est un scandale pour quiconque considère l’école comme l’essence même de la réussite, et le moteur de l’ascenseur social, que l’on sait bloqué depuis plusieurs années. Ce bilan calamiteux exige que le prochain quinquennat, devra rendre à l’éducation sa place de première priorité du gouvernement, et de l’Etat.Rappelons que ces dix dernières années, l’investissement éducatif a chuté de 15%, que le nombre d’enseignants lui aussi (5 pour 100 élèves), etc… Inverser cette tendance est une exigence fondamentale, et prioritaire par dessus tout.

Sans dépenser un euro de plus, le produit fiscal des heures supplémentaires devra être réaffecté à l’éducation de nos enfants. Il s’agit, dans ce domaine, d’offrir un vrai avenir, une vraie préparation à cet avenir, et non donner quelques emplois précaires de 5 ans. En premier lieu, nous devons cibler les moyens supplémentaires sur les zones les plus en difficultés. On devra concentrer les moyens là où la mixité sociale est vraiment la plus faible. Pour ces écoles, il faudra augmenter de 20% les moyens, en contrepartie de deux objectifs. D’une part, les professeurs expérimentés seront incités à rester dans ces zones par une hausse de leurs salaires. D’autre part, des professeurs nouveaux y seront recrutés pour réduire le nombre d’élèves par classe, et personnaliser les réponses éducatives.

Moi même aux côtés de Manuel Valls, à Rennes.

Moi même aux côtés de Manuel Valls, à Rennes.

Le temps scolaire, pour être plus en adéquation avec les capacités de concentration des enfants, passera de 140 à 188 jours de cours dans l’année, sur le modèle finlandais. Pour éviter toute « sortie sèche », il faudra une politique d’orientation basée sur le principe de parcours construits. La création d’un service public de l’orientation est un premier pas, mais n’y suffira pas. Dès le collège, le cursus comportera la réalisation d’une série de projets, fondés sur des activités encadrées et enregistrées dans un livret personnel. Dans le même temps, les professeurs principaux de 3e bénéficieront d’une vraie formation leur permettant d’orienter les élèves en fonction de leurs livrets.

L’Etat doit également renforcer l’autonomie de tous les établissements, sans remettre en cause le « tronc commun des compétences », pour leur permettre de définir de vraies politiques pédagogiques adaptées à leurs environnements. Bien que saccagée par la majorité actuelle, la formation des enseignants devra être repensée, et améliorée. Il n’est pas normal qu’aujourd’hui des enseignants n’ayant jamais fait face, ou très peu de temps, à des élèves, se retrouvent en charge de classes en temps plein comme un enseignant expérimenté. Il ne l’est encore moins, que ces enseignants inexpérimentés se retrouvent face aux classes considérées comme les plus difficiles. Revaloriser l’éducation est une mission pour la gauche. Je crois aussi, et là c’est mon opinion que j’exprime, qu’il faut cesser immédiatement de mettre dos à dos, ou en opposition l’enseignement public et l’enseignement privé. Nous devons, je le crois, avoir une vision complémentaire, et non ennemie de ces deux types d’établissements. La gauche doit pouvoir réconcilier public et privé, c’est, je le crois, aussi l’un des enjeux de demain.

Revaloriser le métier d’enseignant est un devoir. Mais pour cela, il n’est pas forcément nécessaire, même si cela passera aussi par là pour certains cas, de parler de revalorisation de salaires. Il faut avant tout dire aux enseignants, qu’ils font le plus beau métier du monde, et que l’Etat, la République, les respectent et les remercient pour cela.

Pour moi,  étudiant en Histoire souhaitant devenir enseignant en collèges et lycées, ces propositions sont en phases avec leur temps, novatrices, et redonnant à l’éducation, et au métier d’enseignant, toutes leurs lettres de noblesses. Voila pourquoi, entre autre, je voterai Manuel Valls aux primaires citoyennes des 9 et 16 octobre.

Manuel Valls réalise une formidable progression dans l’opinion !

Communiqué de presse d’Ali SOUMARE, Zohra BITAN, et Thomas CHADOEUF porte-parole de Manuel VALLS

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La dernière vague Ipsos/Le point, réalisée au lendemain du premier grand débat des primaires sur France 2, révèle pour le candidat de la gauche moderne et populaire de nombreux enseignements.

D’abord, il gagne 11 places dans le classement général en passant du 22e au 11e rang.

Devant lui : François Hollande, Christine Lagarde, Bertrand Delanoë, Rama Yade, Alain Juppé, Jean-Louis Borloo, Martine Aubry, Jacques Lang, Frédéric Mitterrand, François Bayrou. Le Député-maire d’Evry s’installe donc, désormais, comme une personnalité politique de premier plan. Une lecture attentive des personnes qui le devancent démontre que, toutes sont – à l’exception notable de Bertrand Delanoë, néanmoins Maire de Paris et de Frédéric Mitterrand qui, lui, jouit d’une popularité télévisée et d’un nom connu de tous les Français – d’anciens leaders de parti politique, d’anciens ministres de premier plan ou d’anciens Candidats à la magistrature suprême…

C’est donc un véritable tour de force, dans ces conditions, que de se hisser aux portes de ce « Top TEN » des personnalités politiques les plus appréciées des Français.

Ensuite, cette très forte progression est d’autant plus nette parmi les sympathisants du PS : + 5 points, quand il progresse de 4 points au général. Cela signifie notamment que la gauche qu’il incarne – moderne, exigence de vérité, populaire – est désirée et attendue par l’électorat des primaires.

Enfin, cette progression ne devrait pas s’interrompre puisque le Député de l’Essonne dispose encore à ce stade d’un très confortable réservoir de Français à convaincre (36% de NSP) soit de 2 à 4 fois plus que les personnalités qui sont devant lui.

A l’heure où le débat du 15 septembre sur France Télévisions a rassemblé plus de 5 millions de Français, cette percée très nette doit être surveillée, car le bouillonnant maire d’Evry, pourrait créer une surprise…

Pourquoi Manuel Valls ?

La primaire, c’est cette formidable possibilité pour TOUS les Français de participer à la désignation de notre candidat. Il s’agit de désigner celui qui peut remporter l’élection, qui peut battre le président sortant. Ce choix doit être fait sur le fond, sur des idées, et des propositions, pour pouvoir gagner l’an prochain.

Nous soutenons Manuel Valls parce que nous pensons que son langage de vérité, et ses propositions pragmatiques peuvent nous permettre de battre Nicolas Sarkozy en 2012, et permettre à la gauche de gouverner dans la durée. Et parce qu’il défend ce discours de vérité autour des finances publiques, et de la nécessaire réforme fiscale et financière, autour de l’éducation, de la formation, et bien sur de la sécurité, il est le seul candidat à représenter l’héritage politique Strauss-Kahnien, tant plébiscité par les Français avant l’été, et qui « est la seule orientation politique qui peut nous faire gagner ».  Et puisque même la presse étrangère reconnaît en Manuel Valls, le meilleur candidat de cette primaire, c’est bien là la preuve que nous ne nous trompons pas dans notre choix.

Parce que « la Gauche peut tout changer », et parce que la Gauche ne doit pas avoir peur du « Pouvoir », je vote Manuel Valls aux primaires des 9 et 16 octobre.

Immigration : les propositions de Manuel Valls

Manuel Valls, candidat socialiste à la primaire citoyenne, est le seul parmi les six en lice, à ne pas avoir peur d’aborder ce thème, qui intéresse les Français, et à porter de vraies idées de gauche, car, comme le disait Michel Rocard en son temps, « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ».

Une nouvelle politique, une chance pour la France

Alors que la Terre est un « village global » et que les déséquilibres Nord-Sud sont abyssaux, la pression migratoire devrait atteindre des proportions inégalées au cours des prochaines années. Aucun continent, aucun pays, aucune région n’est en marge de cette extraordinaire mobilité.

Notre histoire prouve que l’immigration peut être une chance pour la France. Située au carrefour de la Méditerranée et de l’Europe septentrionale, l’Hexagone a toujours été une zone de mélange et de brassage. Au cours des siècles, notre nation a profité des multiples apports de populations étrangères. Les individus qui quittent leurs pays, fuyant la faim, la guerre, la misère, la maladie, sont toujours conduits par l’énergie de construire, ailleurs, une vie meilleure. L’espoir qui les anime contribue ainsi à la prospérité de ceux qui les accueillent.

Force est pourtant de constater que notre modèle d’intégration subit de sérieux revers depuis une trentaine d’années. La crise économique a relégué les dernières générations de migrants dans les quartiers les plus défavorisés de nos villes. En proie à l’échec scolaire et au chômage, une partie des jeunes issue de ces ghettos croit parfois trouver dans le repli communautaire ou dans la violence la solution à sa marginalisation.

Il est donc nécessaire de sortir d’un discours dogmatique et compassionnel pour construire les bases d’une politique de gauche efficace en matière d’immigration. Cette politique devra prendre en compte, à la fois, les droits des migrants et les capacités d’accueil de notre pays.

Il s’agit ainsi de convaincre l’opinion publique que l’immigration est profitable à la France à partir du moment où les flux sont véritablement maîtrisés, c’est-à-dire à partir du moment où le débat sur l’immigration cesse d’être miné par toutes les formes d’instrumentalisation.

A la responsabilité politique, M. Sarkozy et la droite ont préféré la polémique à finalité électoraliste. Depuis 2002, leurs résultats sont calamiteux. A la remorque de l’extrême droite, les décisions prises par les ministres concernés ont recréé des immigrés en situation irrégulière et placé les immigrés en situation légale dans l’instabilité permanente. Le nombre des « ni régularisables, ni expulsables » n’a cessé d’augmenter. Dans des conditions d’accueil souvent indignes, les préfectures sont amenées à régulariser massivement, sans le dire et sans l’assumer, selon des critères aléatoires qui favorisent le jeu des filières clandestines. Non seulement la doctrine actuelle altère notre image et notre influence auprès de nos partenaires, mais elle ne sert pas les intérêts de la France.

Notre pays et l’Europe ont besoin d’une immigration légale pour construire leur avenir, ce qui suppose qu’ils se dotent d’une politique migratoire fondée sur des règles claires, stables, et justes, pour mener une action maîtrisée et concertée avec nos partenaires du Sud.

Retrouvez les propositions de Manuels sur ce sujet via le fichier PDF

«Dire que les impôts ne vont pas augmenter, c’est mentir aux Français» Manuel Valls – Libération

liberation-fr-miniInterview de Manuel Valls parue le 12/08/2011 sur Libération.fr

Candidat à la primaire socialiste, le député-maire d’Evry Manuel Valls relance la proposition d’une TVA sociale et demande aux socialistes de «porter un langage de vérité» sur les questions économiques.

Quelle est votre réaction au résultat (0,0%) de la croissance au deuxième trimestre?
Malheureusement, les indicateurs économiques confirment le risque majeur d’une récession dans les pays de la zone euro et en Amérique du nord.

Qu’est-ce qu’un Manuel Valls proposerait pour faire face à la crise?
Nous sommes dans un cadre économique contraint. Ne nous racontons pas d’histoires… Nous pouvons, nous aussi, si nous accédons au pouvoir, être confrontés à la crise, à la tempête boursière, à l’inquiétude généralisée des marchés et à l’attitude des agences des agences de notations.
Il y a une grande difficulté de coordination des pays du G20. La réponse doit donc être européenne: créer une gouvernance de la zone euro, passer au fédéralisme économique. Le fonds de stabilité financière doit pouvoir racheter de la dette des Etats et l’UE doit lancer un grand emprunt européen.

Et sur le plan national?
Il faut plus que jamais investir dans l’avenir: la recherche, l’éducation, la formation, l’innovation… Réduire nos dépenses en décentralisant davantage, en simplifiant les structures administratives – par exemple en supprimant les départements – et en réformant la fiscalité locale. Mais il nous faut aussi trouver de nouvelles recettes: revenir sur la réforme de l’ISF, sur la baisse de la TVA dans la restauration…
Nous devons retrouver des marges de manœuvre car la faute de Nicolas Sarkozy est d’avoir, par une politique fiscale tournée vers les plus fortunés, privé l’Etat de plusieurs milliards d’euros de recettes. Je propose également la création d’une «TVA antidélocalisation» – «de protection», «très sociale», appelez la comme vous le voulez – qui aurait l’avantage de dégager des recettes fiscales tout de suite.

Vous feriez alors porter l’effort sur tout le monde…
Il s’agit de la moduler. Nous pouvons créer de nouveaux taux de TVA et cibler davantage un certain nombre de produits, faire en sorte que les produits de première nécessité ne soient pas concernés. C’est un des moyens qu’utilisent l’Allemagne et les pays nordiques. Nous savons bien que la note AAA de la France est fragile. Nous devons poursuivre nos efforts en matière de maîtrise des dépenses et trouver de nouvelles recettes.

TVA sociale, règle d’or… Vos camarades du PS vont encore vous gronder…
La fragilité de la France nous oblige à faire un effort considérable. La dépense publique ne peut pas être le chemin emprunté. Nous ne pourrons pas dépenser un euro supplémentaire sans mettre un euro de plus en face. En ce qui concerne la règle d’or, j’ai dit que c’était une manœuvre politique de Nicolas Sarkozy. Moi, je suis responsable. Et j’avertis le président de la République: s’il impose un vote au risque d’une querelle entre majorité et opposition, un tel blocage peut provoquer de nouveau une tension sur les marchés! Il doit consulter les formations politiques et s’abstenir de débaucher des parlementaires comme lors de la réforme constitutionnelle de 2008. Dans un contexte d’une telle gravité, il est nécessaire que majorité et opposition se parlent.

Le PS n’est-il pas en train de se faire piéger par la droite? Entre vous et Arnaud Montebourg, les solutions économiques sont radicalement différentes…
Vu l’ampleur de la situation, je propose, avant l’Université d’été de La Rochelle, une rencontre entre les candidats à la primaire pour analyser ensemble ce contexte. Mais la primaire, c’est aussi l’occasion d’un débat démocratique! Et c’est une raison de plus pour porter un langage de vérité aux Français. 300.000 nouveaux emplois jeunes ne sont pas possibles. On ne pourra pas revenir non plus sur la retraite à 60 ans. Il nous faut forcément réformer les impôts et dire qu’ils vont augmenter.

Les Français ne peuvent le comprendre que si ces mesures sont justes : une augmentation ciblée de la TVA, une fusion de la CSG avec l’impôt sur le revenu, une réforme de la fiscalité locale, taxer la rente et l’argent qui dort. Dire que les impôts ne vont pas augmenter, c’est mentir aux Français. Quant à la droite, il faut la mettre devant ses contradictions. Si nous sommes dans cette situation, c’est à cause de sa politique aussi.

Propos recueillis par Lilian Alemagna

Aller sur le blog de Manuel Valls

Manuel Valls : ses propositions

La primaire se profile donc à l’horizon, avec le besoin d’exprimer clairement ses positions, ses différences, et ses priorités pour les différents candidats. Je vais donc, ici, vous proposer de lister les propositions de Manuel Valls, à partir de ses propos dans la presse, et à partir de ces deux derniers livres, tout en reprenant les grands titres du projet socialiste, puisque Manuel n’est pas contre, mais propose de le compléter.

Emploi, compétitivité, investissement, désendettement : Refaire de la France une nation qui compte.

« Nous devons d’abord accorder une priorité absolue à la création d’emplois. (…) Pour faire face aux enjeux de notre époque, la gauche devra ranger la revalorisation du travail parmi ses premiers objectifs ».

– Révision complète de la fiscalité sur le travail, avec l’élargissement de l’assiette pour redonner de l’attractivité au travail et pour renforcer l’opportunité de l’embauche.

– Mettre en place une flex-sécurité, en prenant exemple sur le modèle Danois selon lequel, une personne au chômage bénéficie d’un revenu de remplacement élevé et d’un accompagnement approfondi. En contrepartie, elle est incitée à accepter l’emploi qui correspond à son profil pour ne pas s’enliser dans le chômage de longue durée.

– Favoriser la croissance des PME. Le capitalisme dans lequel des individus prennent des risques en faisant des investissements  permet de créer de la croissance et des emplois. Il doit être favorisé. Cela passe aussi par la création d’une Banque d’Investissement.

– Plutôt que de créer 300 000 emplois-jeunes financé par l’Etat, il est préférable de favoriser l’emploi des jeunes par la fiscalité, et la réglementation du travail.

– Création d’une agence nationale de la croissance, pour permettre à l’Etat de financer des projets de création d’entreprises. Elle pourrait intervenir pour maintenir l’appareil industriel dans les entreprises frappées par les délocalisations.

– Il faut aussi revenir à une structure de faillite plus douce, du type Chapter 11 à l’américaine, pour permettre à l’entreprise de se restructurer sans fermer.

=> La Gauche doit, contrairement à la droite, apporter le soutien de l’Etat aux PME-PMI qui génèrent une économie performante.

– Il faut que la France se dote d’outils contraignants pour encadrer les déficits dans le temps.

– Tant que les comptes n’ont pas été assainis, nous devons refuser toute baisse des prélèvements obligatoires. Nous devons aussi remettre de l’ordre dans les niches fiscales.

Agriculture, environnement, énergies : changer de modèle pour vivre mieux

– Il faut réorienter les aides au profit des petites et moyennes exploitations, alors que ce sont aujourd’hui les grands céréaliers qui touchent la majeure partie de ces aides.

– Des moyens doivent être dégagés pour permettre aux agriculteurs de changer de mode de production, ou de leur garantir une reconversion vers d’autres métiers.

Pouvoir d’achat, salaires, pensions : rendre la vie moins chère.

– Assurer un revenu minimum pour tous, avec la fusion des diverses allocations au sein du RSA, en l’étendant aux personnes de moins de 25 ans.

– Il faut enrayer la baisse continue du pouvoir d’achat des personnes âgées. Pour cela, les pensions pourraient être indexées sur un indice des prix à la consommation.

– Nous devons renforcer la création de structure d’accueil pour les personnes âgées, et notamment de structures intermédiaires, évitant aux moins dépendants de côtoyer des personnes souffrantes de lourdes pathologies.

– Réformer les retraites durablement, en acceptant l’idée que ceux qui ont commencé tard à travailler, partiront donc plus tard à la retraite que ceux qui ont commencés très jeunes. De même, nous devrons mettre en place des exceptions pour les métiers les plus difficiles.

Réforme fiscale : davantage de justice, davantage d’efficacité.

– Remise à plat du système fiscal. Pour cela, Manuel propose la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG. De la même manière, si une suppression de l’ISF était décidée, elle devrait être accompagnée d’une majoration de la tranche supérieure de l’impôt.

– Mise en place d’une taxation progressive du travail, avec un impôt négatif pour les plus bas salaires.

– Création d’une TVA-protections sur certains produits, afin de favoriser les productions françaises en danger. Cette TVA-protection devra être proposée à l’échelle de l’Europe dans un premier temps, et si elle n’est pas acceptée à cette échelle, alors elle devra être appliquée aux frontières de la France.

Services publics : priorité à l’éducation, à la santé et à la sécurité.

– Il faut réduire de manière conséquente les effectifs, et d’autant plus dans les ZEP, notamment en CP et en CE1 pour ne pas excéder 17 élèves.

– Intégrer le plus possible l’accompagnement éducatif dans le temps scolaire, et non le rendre facultatif comme l’a fait la droite (ce qui nuit à son succès), ni obligatoire, car il devient stigmatisant pour les élèves concernés.

– Arrêt du non remplacement de fonctionnaires partant à la retraite.

– La revalorisation salariale du métier d’enseignement est nécessaire. En contrepartie, on peut envisager la fin de la semaine de 4 jours, et le passage de 140 à 180 jours pour l’année scolaire.

– On ne doit accepter que les enseignants les moins expérimentés soient systématiquement affectés dans les établissements les plus difficiles. De la même façon, on doit assurer une vraie formation des enseignants.

– Une meilleure répartition des moyens et des compétences médicales est nécessaire.

– Les réseaux de soins doivent être renforcés. Le principe de liberté d’installation ne doit pas empêcher la mise en place de mesures incitatives pour favoriser l’installation des médecins dans les « déserts médicaux ».

– Nous devons installer au coeur des territoires une présence républicaine. Il faudra aussi convaincre les fonctionnaires les plus aguerris par incitation financière de prendre leur charge dans les zones difficiles.

– Il y a en France des « Zones de sécurité prioritaires » à définir, car l’enjeu n’est pas un problème d’effectif mais de répartition. Il faut pouvoir permettre la mise en place de vidéosurveillance, mais en ciblant les zones sous vidéosurveillance.

– Il faut cartographier la délinquance, de manière régulière, afin de pouvoir réagir, et réadapter la répartition des moyens sur le territoire. Il faudra aussi libérer les fonctionnaires de tâches qui n’ont rien à voir avec leur coeur de métier.

– Nous devrons redéployer des forces mobiles de la gendarmerie et de la police nationale sur le territoire.

– La gauche devra aussi, pour la mise en place de cette nouvelle police de proximité, retenir les leçons des dysfonctionnements de la première « police de proximité » instauré par la gauche, il y a 14 ans, et supprimée depuis par Nicolas Sarkozy.

– Il faudra redévelopper un programme national ambitieux de rénovation, voir de construction des prisons. Mais il faut aussi réfléchir à des alternatives, notamment pour les peines courtes, de moins d’un an, ou pour la « délinquance juvénile ».

– Pour les mineurs multirécidivistes, il faudra développer des Centres éducatifs fermés, dernier recours avant la prison.

Voila, je crois avoir listé l’essentiel des propositions de Manuel Valls, qui sont complémentaires au projet du PS, sans le dénaturer ou aller à contre-courant de ce qui est la base des propositions du Parti Socialiste.

L’énergie du Changement !

Et bien voila. Aujourd’hui, le 13 juillet 2011, c’est la fin du dépôt des candidatures pour la primaire. Ils seront donc six à proposer leur candidature aux électeurs lors des primaires. Il est venu le temps, pour tous, de s’interroger sur la personnalité et ses idées qui nous semble le plus convainquant et crédible, et que l’on souhaite voir concourir en 2012 pour les plus hautes fonctions. Et c’est aussi le temps, pour moi, de renouveler mon soutien à la candidature que porte Manuel Valls, avec « l’énergie du changement ».

Après les coups de tonnerre New Yorkais des mois de Mai et Juillet derniers, la situation politique a évidemment changée, et cela a bouleversé le cadre de la primaire. Mais, quoi qu’il en soit, c’est aujourd’hui le temps du débat et des discussions pour que les millions de français, qui peuvent participer en octobre aux primaires, puissent dire, lors du vote, quel candidat ou quelle candidate est le ou la meilleure pour, non seulement faire face à Nicolas Sarkozy et à la droite en 2012, mais aussi pour gouverner ce pays, et le remettre sur pied.

Plutôt que d’un président normal, ou d’une présidente solide, je préfère un « président vrai ». On ne peut plus faire des promesses idéologiques intenables, car les français ne les prendront pas au sérieux. Ces français ne demandent pas du rêve, mais du vrai. Ils veulent de vraies propositions crédibles, et justes.

Pour moi, c’est Manuel Valls qui, non seulement est le plus proche de Dominique Strauss Kahn idéologiquement parmi les candidats, mais il est le seul à tenir un vrai discours de vérité, quitte à fâcher certains de ces amis politiques, qui finiront, j’en suis sur, par le rejoindre, comme ils l’ont déjà fait sur le thème de la sécurité par exemple.

A l’heure où le bilan de Nicolas Sarkozy tombe et, sans surprises, est catastrophique : hausse de la violence aux personnes, absence de forces de l’ordre pour assurer la sécurité au quotidien, doublement de la dette pendant que l’on a fait un cadeau de plus d’un milliard aux plus riches (réforme de l’ISF et du Bouclier Fiscal), baisse du niveau de l’enseignement avec la Réforme du Lycée, un traitement inacceptable des enseignants avec le non remplacement systématique d’un départ à la retraite sur trois (alors que dans le même temps, le nombre d’élèves en école élémentaire augmente), la fin d’une vraie formation pratique des futurs enseignants, fermeture de classes dans des petits villages, disparition progressive des services publics de proximités, etc …

Et malheureusement, la liste pourrait être encore allongée.

Les français sont 56% à souhaiter la victoire de la gauche à la présidentielle, selon un sondage. Je m’en réjoui, mais la victoire est encore loin d’être acquise. Sous estimer Nicolas Sarkozy, non pas le président mais bien le candidat, serait une erreur fatale. Certes, le président Sarkozy a passé son mandat à réformer dans tous les sens, sans résultats positifs, car tout à été fait dans l’urgence, et en détruisant la protection sociale des Français. Mais le comportement de certains à se lancer dans une opposition stérile n’a pas permis, et ne permettra jamais de le vaincre. Comme le dit Manuel Valls : « Convaincu qu’il faut diviser pour mieux régner, Nicolas Sarkozy prend volontiers à témoin les bons français pour discréditer les résistances à ses réformes ». Aujourd’hui, la Gauche a un vrai travail à effectuer, de vraies réformes à faire, mais dans la justice, et l’égalité.

Et pour moi, celui qui peut, à la fois faire face à Nicolas Sarkozy, et réformer justement, avec le soutien des français, et donner les bonnes priorités, c’est évidemment Manuel Valls.

C’est avec un discours de vérité, et des priorités autour de l’éducation, de la formation, de la réforme fiscale et financière, et bien sur de la sécurité, que nous pouvons battre Nicolas Sarkozy. Plutôt qu’un « président normal » que propose François Hollande, qu’une « présidente solide » avec Martine Aubry, qu’une « présidente des solutions », avec Ségolène Royal ou d’une démondialisation prônée par Arnaud Montebourg, c’est avec la vérité, que nous gagnerons. Et ce discours de vérité, il existe. Manuel Valls représente cette énergie qui permettra le changement.

Parce que « la Gauche peut tout changer » (pour paraphraser le livre du député de l’Essonne), et parce que la Gauche ne doit pas avoir peur du « Pouvoir », je vote Manuel Valls aux primaires des 9 et 16 octobre.

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