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Le Changement nécessaire pour la France

57 jours. Il nous reste 57 jours avant le 1er tour de l’élection présidentielle, dont la campagne est clairement lancée à gauche, comme à droite. Désormais, le faux doute sur la candidature du président sortant n’existe plus, puisque depuis 10 jours, il est officiellement candidat, défendant une « France Forte » posant devant une vue de la mer Egée (en Grèce pour ceux qui l’ignore).

Celui-là même qui, tout juste élu, a fêté sa victoire dans un restaurant chic de Paris, avant de partir « en retraite quelques temps » (ce sont ses propres mots) … sur le yacht de son ami Bolloré, affichant ostensiblement sa richesse et son goût pour le luxe. Voilà pour le moins, dès les premiers jours de son mandat, une attitude très loin du « candidat du peuple », qu’il s’auto proclame ces derniers jours de la campagne de 2012. C’est celui-là même qui, faisant face à la crise économique, n’a pas défendu les intérêts français, et a mené la France dans la situation financière très compliquée d’aujourd’hui, en creusant, à lui tout seul, plus la dette que tous ses prédécesseurs de la 5e République.

Nicolas Sarkozy est le candidat du mensonge : sur le pouvoir d’achat, où il n’a passé son temps qu’à augmenter les revenus de ses amis, et a taxer indirectement toujours plus la classe moyenne, et les plus démunis. Et il promet de continuer, en défendant une TVA sociale, totalement inefficace dans son action, et son application qu’il décline en promesse de campagne. Il a menti aussi sur la dose de proportionnelle pour les élections législatives, qu’il avait déjà promis en 2007, et qu’il nous ressort aujourd’hui.

La campagne du candidat de l’UMP de 2012 ressemble, dans les propositions, à celle de 2007. Le président-candidat nous ressort les mêmes propositions, les mêmes idées, etc … Mais, n’est-il pas aux manettes depuis 5 ans ? Qu’a-t-il fait ?!

Aujourd’hui, il faut tourner la page du sarkozisme, et le renvoyer de l’Elysée. Il y a un vrai besoin de changement en France, et ce besoin, c’est François Hollande qui le représente, et le défend avec une vraie justice sociale, avec une vraie ambition pour l’économie et la fiscalité de notre pays, avec une vraie stratégie éducative, que même la droite nous envie (cf les propos de Mr Ferry), etc …

Le 22 avril, et le 6 mai je vote pour le changement, je vote pour François Hollande !

Le Changement, c'est Maintenant !

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Un début d’année 2012 entre fausses polémiques, et attaques

Il ne vous aura pas échappé que ce début d’année 2012 (12 jours seulement !) a déjà été mouvementé ! Cela a commencé avec le détournement de propos de François Hollande par la droite, et sa cellule riposte, qui s’est dit faire un bon coup en tapant sur le candidat socialiste, et en exigeant comme l’a fait Nadine Morano des excuses de sa part. Mais non seulement François Hollande n’a pas commis de faute, et n’a pas a s’excuser, mais je demande à l’UMP, à Nadine Morano, et tous les ministres qui se sont précipités injustement sur notre candidat, de s’excuser. Ce comportement a été lamentable, et indigne d’une campagne présidentielle.

Ensuite, nouvelle pseudo polémique, inventée par les journalistes, et propulsés par l’UMP, le gouvernement, et même le président ! C’est à propos du quotient familial. Alors remettons les choses au clair :

Voici, ce qu’à dit Manuel Valls : « François Hollande proposera de remplacer le quotient familial en gardant le principe du quotient, c’est-à-dire une diminution d’impôt pour les familles, mais il faut le généraliser, le rendre plus juste, en utilisant un système de crédit d’impôt identique pour toutes les familles« . François Hollande reprendra le soir en expliquant qu’il modulerait le quotient familial, et non le supprimer comme les journalistes et la droite n’ont eu de cesse de faire comprendre toute la journée.

La droite, l’UMP a donc cherché, avec plutôt de succès semble-t-il, a manipuler les français, les journalistes pour leur faire croire n’importe quoi sur le projet de François Hollande. C’est de la désinformation à laquelle nous avons assistée, et cela laisse destiner du climat de la campagne vers laquelle nous nous dirigeons.

Le summum a été atteint ces derniers jours, avec les propos scandaleux de Mr Accoyer, qui a comparé la possible victoire de la gauche en avril, mai, et juin prochains aux conséquences d’une guerre. C’est purement scandaleux !  Tellement, que même le président de la République a reconnu qu’il ne soutenait pas Accoyer aujourd’hui. Ces propos sont indignes d’un président de l’assemblée nationale. Où est la neutralité !? Où est le respect de l’opposition !? Où est le respect des choix des français !?

On ne peut accepter de tels propos, et je suis de ceux qui réclame la démission de monsieur Accoyer, qui a dépassé les bornes, et est désormais indigne du poste qui est le sien !

Cette campagne ne doit pas prendre ce sentier là, et je fais confiance à François Hollande, et son équipe pour lever le niveau du débat, mais j’attends aussi d’eux une vraie pédagogie vis à vis des français, pour les convaincre de ne pas voter FN au premier tour, mais bien pour  François Hollande.

Le changement, c’est maintenant ! – François Hollande 2012

L’intervention en Lybie ou le succès diplomatique de Sarkozy

L’intervention en Lybie lancée ce week end commence à porter ses fruits, c’est à dire repousser l’armée de Kadhafi, et l’empêcher de menacer les populations civiles. Pourtant, cette intervention a bien failli ne pas avoir lieu. Alors, à ceux qui aujourd’hui dises qu’il ne fallait pas intervenir, répondons leur qu’auriez vous dit, comment vous seriez défendu si « le guide » avait massacré tous ses opposants de Benghazi ?

Une coupure entre l’Est et l’Ouest de la Lybie

Cette coupure du pays, avec d’un côté les pro-kadhafi, et de l’autre les anti est vieille comme le monde, ou presque. En effet, regardons deux cartes, qui nous permettrons de mettre en évidence quelques éléments :

Coupure de l’Empire Romain Occident/Orient Carte de la Lybie

Si vous jetez un oeil à ces cartes, en n’oubliant pas que la coupure entre les insurgés et les pro-Kadhafi se situe à peu près à Ras Lanouf, alors vous constatez que cette coupure existait déjà en 394 lorsque l’empire romain est divisé en deux : l’orient d’un côté (avec Constantinople pour capitale) et l’occident de l’autre (avec Rome comme capitale).

Les différentes réflexions en Lybie peuvent s’expliquer en partie par cela. En effet, lorsque la partie occidentale de l’empire tombe, la zone de Tripoli est alors rattachée à Alger, tandis que la zone de Benghazi reste dans l’empire d’orient, devenu Byzantin. Les deux parties du territoire ont donc évoluées de manières séparées, et ceux jusqu’à récemment, avec la colonisation.

Kadhafi, construction de son pouvoir

Le colonel Kadhafi est apparu il y a plus de quarante ans,  en s’alliant les services de l’armée, ainsi que l’appui des principales tribus de Lybie. En effet, ce pays a toujours été un pays de tribus, mais pas de bédouins. Mouammar Kadhafi a ainsi, dans la création puis la consolidation de son pouvoir, favorisé les tribus de l’Ouest (dont il est issu) au détriment de celles de l’Est.

Pourquoi ont-ils attendus si longtemps pour se rebeller ? Les lybiens ne pensaient pas possible de s’en débarrasser jusqu’à la Révolution de Jasmin en Tunisie, puis celle d’Égypte. Effectivement, les lybiens considérant les tunisiens et les égyptiens comme des « fainéants », se sont donc rendus compte que c’était probablement possible.

Une lente réaction, mais qui arrive à point nommé

Les occidentaux ont beaucoup tergiversé sur la question « doit-on intervenir ou pas ? » Certains, comme la France représentée par Alain Juppé (Ministre des Affaires Etrangères) ont demandés très tôt la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne en Lybie. Mais il a fallu attendre que Kadhafi reprenne le dessus, et soit aux portes de Benghazi (dernière ville résistante) pour qu’enfin les occidentaux votent une résolution de l’ONU pour intervenir par la voie des airs. Une résolution votée, comme le veux la règle, aux deux tiers du Conseil de sécurité (soit dix membres sur quinze) qui est maintenant remise en cause par certains pays : la Russie et la Chine. Mais il est bon de rappeler que leurs réactions sont très hypocrites. En effet, il ne faut pas oublier que ces deux pays avaient la possibilité d’empêcher l’opération : il leur suffisait de la REFUSER ! Et oui, en tant que membres permanents du conseil de sécurité, ils disposent d’un droit de Véto.

Rendons à César, ce qui est à César !

Nicolas Sarkozy a en effet bien « joué » sur cette affaire. Certes, le président se devait de se rattraper après l’échec et la polémique de Michèle Alliot Marie, et de son voyage en Tunisie. Rappelons que la France était passée complètement à côté de la révolution tunisienne, et avait accueillie avec prudence la révolution égyptienne. Mais cette fois ci, il s’agit véritablement d’un succès diplomatique de la France, et donc du président Sarkozy, qui rappelons le, avant d’obtenir l’intervention, avait été le premier a reconnaître le conseil de Benghazi comme la seule autorité représentante de la Lybie.

Ce sera probablement l’une des rares fois où je j’écrirais, alors prenez une photo : Bravo Mr Sarkozy pour cette réussite diplomatique.