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François Hollande, candidat du PS et du PRG

C’est officiel. Il y a une semaine, François Hollande remportait la primaire, avec une confortable avance sur sa concurrente, Martine Aubry, permettant d’éviter toute critique sur le score, et lui offrant une forte légitimité, compte tenus des presque trois millions de personnes étant venus voter ce dimanche 16 octobre.

François Hollande entouré de Harlem Désir, Manuel Valls, Ségolène Royal, Martine Aubry, Laurianne Deniaud et Laurent Fabius le 16 octobre 2011 au siège du PS à Paris / AFP / Thomas Samson

Aujourd’hui, à Paris, a eu lieu l’investiture officielle de François Hollande, en présence des cinq autres anciens candidats, venus pour apporter leurs soutiens au candidat désormais officiel. C’est dans une ambiance de folie que le député de Corrèze a pris la parole, après Martine, Jean-Michel, Manuel, Arnaud, et Ségolène, pendant plus d’une heure pour détailler ses positions, répondre aux premières attaques stériles de l’UMP, qui a choisi de se positionner dans la critique plutôt que dans la proposition. C’est d’ailleurs, un choix paradoxal quand on se rappelle que c’était la critique qu’ils portaient contre le PS en 2007 …

Aujourd’hui, nous entrons dans une nouvelle phase, celle de la préparation des présidentielles, et des législatives localement. Ensemble, rassemblés, nous allons tout faire pour gagner les deux tours, gagner l’Elysée, gagner la majorité parlementaire (déjà bien entamée avec la victoire au Sénat), et mettre ainsi fin à 5 années de Sarkozysme, et 10 de domination de la droite.

Cap vers 2012, l’énergie du changement au service de François Hollande, et de la gauche !

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1er Tour des Primaires : victoire populaire

Deux millions et demi de votants aux primaires citoyennes, co organisées par le Parti Socialiste et le Parti Radical de Gauche. C’est un vrai succès populaire, les Français ont montrés qu’ils avaient un véritable intérêt pour ce scrutin, et sont venus en masse voter ce dimanche. C’est là, la victoire de la gauche.

Ensuite, on doit aborder les résultats des candidats. Les électeurs ont choisis, pour telle ou telle raison, de placer au 2nd tour François Hollande, et Martine Aubry. La surprise vient ensuite. C’est avec 17% des suffrages qu’Arnaud Montebourg a pris la 3e place. ce score est surprenant, mais finalement très compréhensible. En effet, le candidat de la « démondialisation » a mené une campagne longue (plus d’un an), et a surtout adopté un discours populiste, que l’on sait séducteur de suffrages. Je ne remet pas en cause sa réussite électorale, mais je voudrais aussi rappelé, pour l’avoir vu localement, un certain nombre de militants ou sympathisants d’extrême gauche et écologistes ont participés à cette primaire, et on influencer sur ce score élevé d’Arnaud Montebourg. Pour le PS, ce serait une bonne nouvelle, si ces électeurs restaient fidèles au parti socialiste, malheureusement, je ne le crois pas. C’est pour cela, que pour moi, Arnaud Montebourg ne sera pas l’arbitre du 2nd tour, tout comme François Bayrou ne l’avait pas été en 2007. Ségolène Royal a, elle, subie une vraie défaite électorale, tombant à 7%, quand elle s’attendait à remporter la primaire. C’est un retour à la réalité dur pour elle.

Tout juste derrière elle, Manuel Valls la talonne à 6%, y compris sur le terrain, où dans nombre de bureau de vote, il dépasse le score de la présidente de la région Poitou Charente. C’est évidemment, pour ceux qui l’ont soutenu, depuis 2009 dans mon cas, un score en dessous de celui attendu. Toutefois, Manuel a su émerger dans le paysage politique français, devenant le 5e politique préféré des français. Il a su exprimer une position d’une gauche moderne, décomplexée, et responsable. Ainsi, malgré un score de 6%, sa position, ses déclarations, sa popularité, ses idées vont compter pour la victoire, et pour gouverner le pays.

Il va donc de soi que les militants (du ps ou non) qui ont soutenu Manuel Valls, vont continuer à le faire, dans un autre cadre, encore à définir, pour faire vivre ce socialisme moderne, réaliste, juste, etc.

Enfin, parce qu’il ne faut pas l’oublier, Jean Michel Baylet a réalisé 1% des suffrages. Ce n’est pas une grande surprise là encore. En effet, sur le papier, les radicaux semblaient moins audibles que les socialistes. Le président du PRG a pris la décision d’apporter son soutien dans le cadre du 2nd Tour à François Hollande, tout comme l’a fait Manuel Valls. Nous verrons dimanche soir si les électeurs ont suivi les consignes, et qui sera NOTRE candidat(e) à TOUS.

Pour ma part, j’ai déjà décidé vers qui se tournera mon bulletin dimanche prochain, et vous ?

«Qui a peur de son ombre attend midi pour se lever. Pendant ce temps, les autres courent.» F. Mitterrand

«Qui a peur de son ombre attend midi pour se lever. Pendant ce temps, les autres courent.» François Mitterrand.

Près de dix jours, après le cataclysme de l’affaire DSK, et si nous faisions un bilan sur ce qui va advenir du Parti Socialiste, et ses primaires ? Tout au long de ces dix jours, nous avons entendu l’ensemble des leaders du Parti s’exprimer, et défendre l’idée qu’il fallait éviter la désunion, et rester très prudent sur l’affaire en question.

J’entends, ou je lis, ici ou là, cette question, qui reste sur toutes les lèvres : « On fait quoi maintenant ? ». Je crois que la réponse est en fait très simple. Pour moi, malgré cet évènement, la perte d’un candidat haut placé, etc … Nous avons maintenant la mission de nous relever, de repartir en bataille pour les présidentielles, non pas les uns contre les autres, mais bel et bien dans l’optique d’arriver à la désignation d’un candidat en octobre, qui devra affronter Nicolas Sarkozy, et réussir à remporter la présidentielle.

Les « spécialistes » nous expliquent, un peu partout, que les primaires vont être le lieu d’affrontements meurtriers entre les candidats des primaires. Mais pourquoi, voulez vous que ces primaires finissent ainsi ? Regardons les modèles étrangers, qui ont des années d’expériences derrière eux. Aux Etats Unis justement, la primaire peut être extrêmement offensive, et pourtant, à la convention d’investiture (qui aura lieu chez nous fin octobre/début novembre) les divers candidats acceptent leur défaite, et se rangent tous derrière le grand vainqueur. Pourquoi cela sera-t-il différent chez nous ? 

Les Français soutenait, majoritairement, un candidat social démocrate. Comme je l’avais exprimé dans un article précédent (avant cette affaire), c’est cette social démocratie qui peut l’emporter à gauche. Puisque Dominique Strauss Kahn n’est plus là, et bien il faut se reporter sur un autre homme (ou femme) qui représente, et défend ces idées sociales-démocrates. Qui ?

Le choix peut être vaste (Valls, Moscovici, Colomb, Le Guen, Cambadélis, etc …). Mais il faut aussi penser au renouvellement de la classe politique, c’est aujourd’hui, je pense, une nécessité pour s’émanciper le plus possible des critiques que pourraient faire les journalistes, et les hommes (ou femmes) politiques contre nous vis à vis du lien à Dominique Strauss Kahn.

Donc, pour résumer, il nous faut repartir à la bataille présidentielle, à travers les primaires dans un premier temps, en soutenant la candidature d’un social démocrate, mais pas forcément d’un « Straus-Kahnien » reconnu comme tel.

Enfin, pourquoi cette citation dans le titre me direz vous ? Et bien simplement, parce que je pense que nous ne devons pas laisser la majorité au pouvoir, et les autres partis politiques, tous confondus, de profiter d’une absence médiatique des propositions et du projet du Parti Socialiste pour remonter dans l’opinion, car la présidentielle ne se gagne pas uniquement au dernier moment, mais bel et bien dès maintenant. Voila pourquoi nous devons nous remettre au travail, parce que c’est ce qu’attendent les Français.

Pas l’heure des égo pour les primaires

A l’heure qu’il est, Dominique Strauss Kahn est donc maintenu en détention aux Etats Unis. On entend donc les journalistes, dire ici ou là « Qui pour succéder à DSK aux primaires ? », et même poser directement la question de leur candidature à celles et ceux, qui sont socialistes, et qui viennent sur les plateaux de télévision.

Aujourd’hui, il n’est pas temps de se demander qui doit aller aux primaires comme candidat de substitution ou non à DSK.

Tous les leaders du PS ont d’ailleurs exprimés cette posture; que se soit Martine Aubry, Ségolène Royal, François Hollande, Benoît Hamon, Pierre Moscovici, Manuel Valls, etc …

Nous devons suivre, de loin, cette affaire DSK. Suivre, pour connaître la vérité, pour savoir ce qui s’est passé. Mais en France, nous devons aussi rester à l’écoute des Français, prêt à leur répondre, et maintenir aujourd’hui un calendrier qui, malgré l’absence présumée de Dominique Strauss Kahn, peut quand même nous permettre de gagner.

Dans quelques semaines, nous devrons lancer la campagne des primaires, où un candidat,  ou une candidate, devra parvenir à se faire entendre, et convaincre, et ainsi réunir la gauche derrière lui (ou elle), pour qu’à la Convention d’Investiture, le PS et son candidat (sa candidate) soit en marche, et puisse gagner en 2012.

Quant à DSK ? Si celui est innocent, comme il le dit (et après tout on a envie de le croire), alors il aura toute sa place dans le débat d’idée, voir dans les primaires. Quoi qu’il en soit, s’il est innocenté, il pourra rentrer sereinement pour participer à la victoire nécessaire de la gauche.

Primaires Socialistes, vers la victoire (?)

Vous le savez tous, l’année 2012 est celle du rendez vous présidentiel (puis législatif d’ailleurs), et donc de ce fait, à gauche, et au Parti Socialiste, nous devons nous interroger sur la candidature gagnante pour les français, et la gauche.

Martine Aubry, DSK, Hollande, Royal, Valls, Montebourg, Hamon, qui est le candidat qu’il nous faut ?

Avant de dire, qu’un tel ou un tel est mieux placé qu’un autre pour l’emporter, nous devons rappeler que, au Parti Socialiste, il s’agit d’une union pour la victoire, et que c’est avant un courant d’idées, de propositions, qui sera représenté à la présidentielle, par un homme ou une femme, qui proposera aux français, le CHANGEMENT.

Quel courant d’idée est le plus proche des français, celui qui peut gagner ? C’est la Social-Démocratie qui peut gagner cette élection. Qui représente ce courant ? Et bien, des personnalités telles que Dominique Strauss Kahn, François Hollande, Ségolène Royal, Martine Aubry, ou encore Manuel Valls.

Ils ont chacun, et chacune des points forts, et des points faibles.

Manuel Valls : Cet homme politique représente un avantage majeur pour la candidature, du point de vue où il est le représentant d’une nouvelle génération, qui n’a pas encore été au pouvoir. Il a un franc parler indéniable, créant parfois des critiques internes. Et SURTOUT, il est le monsieur sécurité du Parti Socialiste, ce qui lui permettrait de rivaliser complètement avec Nicolas Sarkozy.

François Hollande : Mr Hollande est fort de son expérience de 10 ans à la tête du parti socialiste, ce qui lui donne une assise de popularité plus que convenable. Il est aussi très motivé, et a su progresser à une vitesse vertigineuse dans les sondages. Mais en revanche, comme on pourrait le reprocher à Mr Valls, François n’a aucune expérience du pouvoir, n’ayant jamais plus que député.

Ségolène Royal : La socialiste peut avant tout mettre en avant son expérience de la campagne présidentielle. En effet, la prise de l’Elysée ne s’improvise pas, et de ce fait, elle a un avantage sur tous les autres candidats. Sa médiatisation lui offre également une très forte présence à l’écran, et la possibilité de communiquer. Mais, ces sorties polémiques, ses divergences de poids parfois vis à vis du PS, peuvent, à nouveau, créer un fossé entre la candidate, et les militants/français.

Martine Aubry : La Première Secrétaire peut avant tout baser sa possible candidature sur son poste à la tête du PS, et aussi les victoires électorales du parti depuis 4 ans. Elle a, ne l’oublions pas, l’expérience ministérielle (comme Mme Royal), mais en revanche cette expérience pourrait lui couter des points. En effet, l’étiquette « Mme 35H » lui colle à la peau, de manière logique, mais cela pourrait lui couter des voix.

Dominique Strauss Kahn : Le directeur du FMI peut assoir sa popularité sur sa fonction lui aussi. Il a déjà une stature de chef d’Etat, lorsqu’il est invité de tous les sommets, et de tous les chefs d’Etats actuels. Le premier représentant de la Social-Démocratie au Parti Socialiste semble le mieux placé pour emporter l’élection fasse à Nicolas Sarkozy. Il a lui aussi été ministre (de l’économie), ce qui assoit la visibilité de ses compétences.

Alors certains me diront : pourquoi ne pas avoir détaillé, de la même manière, les candidatures Hamon et Montebourg ? Et bien la raison est simple : ces deux socialistes ne font pas partie de celles et ceux qui prônent cette Social-Démocratie, mais une politique bien plus à gauche, mais qui ne peut l’emporter face au suffrage universel, qui aujourd’hui ne veut pas de promesses idéologiques, mais biens des promesses crédibles, suivit de leurs exécutions.

Alors, peut-on désigner, sur un blog, comme celui-ci, le nom de celui (ou de celle) qui, selon nous, devrait être candidat(e) du Parti Socialiste ? Et bien, je pense qu’il faut éviter de tenter d’influencer sur le choix du meilleur candidat, mais de plutôt présenter les avantages de chacun, afin que l’on puisse se forger une idée à soi.

Ainsi, personnellement, je garde pour moi mon opinion, déjà faite, et que vous aurez peut être déjà compris.