Archives du blog

François Hollande, candidat du PS et du PRG

C’est officiel. Il y a une semaine, François Hollande remportait la primaire, avec une confortable avance sur sa concurrente, Martine Aubry, permettant d’éviter toute critique sur le score, et lui offrant une forte légitimité, compte tenus des presque trois millions de personnes étant venus voter ce dimanche 16 octobre.

François Hollande entouré de Harlem Désir, Manuel Valls, Ségolène Royal, Martine Aubry, Laurianne Deniaud et Laurent Fabius le 16 octobre 2011 au siège du PS à Paris / AFP / Thomas Samson

Aujourd’hui, à Paris, a eu lieu l’investiture officielle de François Hollande, en présence des cinq autres anciens candidats, venus pour apporter leurs soutiens au candidat désormais officiel. C’est dans une ambiance de folie que le député de Corrèze a pris la parole, après Martine, Jean-Michel, Manuel, Arnaud, et Ségolène, pendant plus d’une heure pour détailler ses positions, répondre aux premières attaques stériles de l’UMP, qui a choisi de se positionner dans la critique plutôt que dans la proposition. C’est d’ailleurs, un choix paradoxal quand on se rappelle que c’était la critique qu’ils portaient contre le PS en 2007 …

Aujourd’hui, nous entrons dans une nouvelle phase, celle de la préparation des présidentielles, et des législatives localement. Ensemble, rassemblés, nous allons tout faire pour gagner les deux tours, gagner l’Elysée, gagner la majorité parlementaire (déjà bien entamée avec la victoire au Sénat), et mettre ainsi fin à 5 années de Sarkozysme, et 10 de domination de la droite.

Cap vers 2012, l’énergie du changement au service de François Hollande, et de la gauche !

Publicités

1er Tour des Primaires : victoire populaire

Deux millions et demi de votants aux primaires citoyennes, co organisées par le Parti Socialiste et le Parti Radical de Gauche. C’est un vrai succès populaire, les Français ont montrés qu’ils avaient un véritable intérêt pour ce scrutin, et sont venus en masse voter ce dimanche. C’est là, la victoire de la gauche.

Ensuite, on doit aborder les résultats des candidats. Les électeurs ont choisis, pour telle ou telle raison, de placer au 2nd tour François Hollande, et Martine Aubry. La surprise vient ensuite. C’est avec 17% des suffrages qu’Arnaud Montebourg a pris la 3e place. ce score est surprenant, mais finalement très compréhensible. En effet, le candidat de la « démondialisation » a mené une campagne longue (plus d’un an), et a surtout adopté un discours populiste, que l’on sait séducteur de suffrages. Je ne remet pas en cause sa réussite électorale, mais je voudrais aussi rappelé, pour l’avoir vu localement, un certain nombre de militants ou sympathisants d’extrême gauche et écologistes ont participés à cette primaire, et on influencer sur ce score élevé d’Arnaud Montebourg. Pour le PS, ce serait une bonne nouvelle, si ces électeurs restaient fidèles au parti socialiste, malheureusement, je ne le crois pas. C’est pour cela, que pour moi, Arnaud Montebourg ne sera pas l’arbitre du 2nd tour, tout comme François Bayrou ne l’avait pas été en 2007. Ségolène Royal a, elle, subie une vraie défaite électorale, tombant à 7%, quand elle s’attendait à remporter la primaire. C’est un retour à la réalité dur pour elle.

Tout juste derrière elle, Manuel Valls la talonne à 6%, y compris sur le terrain, où dans nombre de bureau de vote, il dépasse le score de la présidente de la région Poitou Charente. C’est évidemment, pour ceux qui l’ont soutenu, depuis 2009 dans mon cas, un score en dessous de celui attendu. Toutefois, Manuel a su émerger dans le paysage politique français, devenant le 5e politique préféré des français. Il a su exprimer une position d’une gauche moderne, décomplexée, et responsable. Ainsi, malgré un score de 6%, sa position, ses déclarations, sa popularité, ses idées vont compter pour la victoire, et pour gouverner le pays.

Il va donc de soi que les militants (du ps ou non) qui ont soutenu Manuel Valls, vont continuer à le faire, dans un autre cadre, encore à définir, pour faire vivre ce socialisme moderne, réaliste, juste, etc.

Enfin, parce qu’il ne faut pas l’oublier, Jean Michel Baylet a réalisé 1% des suffrages. Ce n’est pas une grande surprise là encore. En effet, sur le papier, les radicaux semblaient moins audibles que les socialistes. Le président du PRG a pris la décision d’apporter son soutien dans le cadre du 2nd Tour à François Hollande, tout comme l’a fait Manuel Valls. Nous verrons dimanche soir si les électeurs ont suivi les consignes, et qui sera NOTRE candidat(e) à TOUS.

Pour ma part, j’ai déjà décidé vers qui se tournera mon bulletin dimanche prochain, et vous ?

Dominique Strauss Kahn de retour en France

Voila, ce matin à 7h05, Dominique a atterri à Paris, avec son épouse Anne. Je me réjoui de les savoir de retour, de savoir ce cauchemar derrière eux, et de savoir qu’ils vont pouvoir désormais se reconstruire comme ils l’entendent.
Je ne veux faire aucun commentaire sur les déclarations de Madame Mansouret, mais je ne peux m’empêcher d’exprimer le choc qui est le miens en entendant la mère de Tristane Banon, expliqué que tant qu’il n’est pas jugé, il n’est pas blanchi. Cette femme, qui se dit socialiste, oublie alors le principe simple qui veut que l’on est « innocent jusqu’à preuve du contraire ».

Quoi qu’il en soit, maintenant, laissons les tranquilles, et laissons les choisir ce qu’ils veulent faire d’un point de vue personnel, politique, professionnel.

Dominique Strauss Kahn blanchi demain

C’est officiel depuis quelques heures maintenant, le procureur de New York (District Attorney) abandonne les charges qui pesaient sur Dominique Strauss Kahn. C’est avec soulagement que j’ai accueilli cette nouvelle, confirmant la position qui a toujours été la mienne : il n’est pas coupable.

Dominique devrait donc retrouver demain la liberté, et pouvoir ainsi rentrer en France. Qui sait peut être le croiserais-je à l’université d’été qui ouvre ses portes vendredi ^^.

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, et pour répondre à ce que je lis, ici ou là, c’est à Dominique, seulement à lui, de dire quel rôle il souhaite jouer dans la présidentielle. Car, au vu de ses compétences, il nous sera indispensable pour gagner, et expliquer aux français les changements à faire, les réformes fiscales à faire, etc… Et j’en suis sur, DSK se retrouvera dans les propositions de Manuel Valls, le candidat le plus social-démocrate de la primaire.

Il n’y a pas si longtemps, ici, je disais que Dominique restait notre meilleur candidat. Je le pensais. Aujourd’hui, la bataille électorale est lancée, et bien qu’il serait un extraordinaire concurrent pour Nicolas Sarkozy, et sans nul doute un bon président, je ne crois pas qu’il puisse se présenter à la primaire comme candidat (bien que le parti ne l’en empêcherait pas). C’est à lui de décider.

En tout cas, l’heure n’est pas au calcul politique, mais au soulagement pour notre camarade blanchi. Pour le reste, wait and see …

L’énergie du Changement !

Et bien voila. Aujourd’hui, le 13 juillet 2011, c’est la fin du dépôt des candidatures pour la primaire. Ils seront donc six à proposer leur candidature aux électeurs lors des primaires. Il est venu le temps, pour tous, de s’interroger sur la personnalité et ses idées qui nous semble le plus convainquant et crédible, et que l’on souhaite voir concourir en 2012 pour les plus hautes fonctions. Et c’est aussi le temps, pour moi, de renouveler mon soutien à la candidature que porte Manuel Valls, avec « l’énergie du changement ».

Après les coups de tonnerre New Yorkais des mois de Mai et Juillet derniers, la situation politique a évidemment changée, et cela a bouleversé le cadre de la primaire. Mais, quoi qu’il en soit, c’est aujourd’hui le temps du débat et des discussions pour que les millions de français, qui peuvent participer en octobre aux primaires, puissent dire, lors du vote, quel candidat ou quelle candidate est le ou la meilleure pour, non seulement faire face à Nicolas Sarkozy et à la droite en 2012, mais aussi pour gouverner ce pays, et le remettre sur pied.

Plutôt que d’un président normal, ou d’une présidente solide, je préfère un « président vrai ». On ne peut plus faire des promesses idéologiques intenables, car les français ne les prendront pas au sérieux. Ces français ne demandent pas du rêve, mais du vrai. Ils veulent de vraies propositions crédibles, et justes.

Pour moi, c’est Manuel Valls qui, non seulement est le plus proche de Dominique Strauss Kahn idéologiquement parmi les candidats, mais il est le seul à tenir un vrai discours de vérité, quitte à fâcher certains de ces amis politiques, qui finiront, j’en suis sur, par le rejoindre, comme ils l’ont déjà fait sur le thème de la sécurité par exemple.

A l’heure où le bilan de Nicolas Sarkozy tombe et, sans surprises, est catastrophique : hausse de la violence aux personnes, absence de forces de l’ordre pour assurer la sécurité au quotidien, doublement de la dette pendant que l’on a fait un cadeau de plus d’un milliard aux plus riches (réforme de l’ISF et du Bouclier Fiscal), baisse du niveau de l’enseignement avec la Réforme du Lycée, un traitement inacceptable des enseignants avec le non remplacement systématique d’un départ à la retraite sur trois (alors que dans le même temps, le nombre d’élèves en école élémentaire augmente), la fin d’une vraie formation pratique des futurs enseignants, fermeture de classes dans des petits villages, disparition progressive des services publics de proximités, etc …

Et malheureusement, la liste pourrait être encore allongée.

Les français sont 56% à souhaiter la victoire de la gauche à la présidentielle, selon un sondage. Je m’en réjoui, mais la victoire est encore loin d’être acquise. Sous estimer Nicolas Sarkozy, non pas le président mais bien le candidat, serait une erreur fatale. Certes, le président Sarkozy a passé son mandat à réformer dans tous les sens, sans résultats positifs, car tout à été fait dans l’urgence, et en détruisant la protection sociale des Français. Mais le comportement de certains à se lancer dans une opposition stérile n’a pas permis, et ne permettra jamais de le vaincre. Comme le dit Manuel Valls : « Convaincu qu’il faut diviser pour mieux régner, Nicolas Sarkozy prend volontiers à témoin les bons français pour discréditer les résistances à ses réformes ». Aujourd’hui, la Gauche a un vrai travail à effectuer, de vraies réformes à faire, mais dans la justice, et l’égalité.

Et pour moi, celui qui peut, à la fois faire face à Nicolas Sarkozy, et réformer justement, avec le soutien des français, et donner les bonnes priorités, c’est évidemment Manuel Valls.

C’est avec un discours de vérité, et des priorités autour de l’éducation, de la formation, de la réforme fiscale et financière, et bien sur de la sécurité, que nous pouvons battre Nicolas Sarkozy. Plutôt qu’un « président normal » que propose François Hollande, qu’une « présidente solide » avec Martine Aubry, qu’une « présidente des solutions », avec Ségolène Royal ou d’une démondialisation prônée par Arnaud Montebourg, c’est avec la vérité, que nous gagnerons. Et ce discours de vérité, il existe. Manuel Valls représente cette énergie qui permettra le changement.

Parce que « la Gauche peut tout changer » (pour paraphraser le livre du député de l’Essonne), et parce que la Gauche ne doit pas avoir peur du « Pouvoir », je vote Manuel Valls aux primaires des 9 et 16 octobre.

Rejoindre le groupe

DSK : Que reste-t-il de son incroyable popularité ?

DSK et son épouse Anne Sinclair, à la sortie du tribunal./Photo AFP

Suite à ce que l’on appelle depuis deux mois « l’Affaire DSK », Dominique Strauss Kahn n’est plus apparu, dans les sondages, comme un candidat potentiel, et n’a d’ailleurs plus été « testé » par les instituts de soindage. Toutefois, on peut essayer d’entre apercevoir ce qu’il reste de son immense popularité de l’avant Sofitel. D’abord, selon Harris, 49% des français veulent son retour en politique. On rappelle que les sondages le créditaient de 59% d’intentions de vote avant l’affaire. Alors, oui ces deux sondages ne sont pas comparables directement, mais il laisse un bon espoir pour Dominique, s’il était candidat, de reconquérir les sommets dans les sondages.

Avec l’affaire, c’est la vie de l’ex directeur général du FMI qui a été disséqué dans les médias. Qu’en restera-t-il en 2012, s’il était candidat toujours, au moment de voter ? Les Français, et pas seulement eux, ont tendances à oublier ce qui a pu les choquer, ou les révolter un an avant. La preuve en est l’élection de Nicolas Sarkozy, qui en 2006 était assez loin dans les sondages à cause de sa politique de ministre de l’intérieur.

Romain Pigenel, sur son blog Variae, fait une analyse des marges de manoeuvres dont disposerait Dominique s’il présentait sa candidature. Je vous en propose un extrait :

Sur l’argent d’abord. Mon point de vue (que les lecteurs de ce blog connaissent bien) est le suivant : non seulement il faut, en droit et par principe, distinguer la richesse personnelle des prises de position politique (au moins jusqu’à preuve du contraire), mais en outre, je crois les Français beaucoup plus souples sur ce point que le pensent nombre de moralistes à la petite semaine, de même qu’une certaine gauche puritaine, qui confond ses propres obsessions avec l’opinion populaire. On aime à répéter que l’échec de Sarkozy est celui du « bling bling » (ce mot-valise qui veut et tout rien dire) et que par conséquent il est impensable, aujourd’hui, qu’un homme politique puisse gagner des élections en ayant fait connaître une fortune personnelle, et assumé un mode de vie en conséquence. Je pense pour ma part que c’est l’échec politique de Sarkozy qui a conditionné le désamour progressif à l’égard de sa personne et de son mode de vie (faut-il rappeler qu’il a été élu « avec » cette personne et ce mode de vie?) ; eût-il réussi son mandat, qu’on ne lui en aurait pas fait grief. Conjointement, un candidat reconnaissant sa fortune personnelle, sans exagérer inutilement dans la provocation bien entendu, peut à mon sens tout à fait obtenir la confiance des électeurs, SI ces derniers le créditent des compétences et du projet nécessaire à la réussite du pays. Un point pour DSK.

Sur le rapport aux femmes ensuite. Sauf nouvelle accusation crédible et fondée, il resterait, dans l’hypothèse qui est la nôtre, bien peu d’éléments tangibles pour nourrir des attaques sur ce point. Par ailleurs on a entendu tout le monde à ce sujet, sauf le principal intéressé. Il faudrait qu’il vienne s’expliquer dans un grand moment télévisé, type JT de 20H00. Je vois mal comment un homme revendiquant la liberté de vivre sa sexualité et son couple comme il l’entend, dans la France telle qu’elle est, pourrait s’attirer la défiance ou le discrédit général. Poussons même un peu plus loin : d’une certaine manière, et paradoxalement, on pourrait même dire que l’épisode new-yorkais lui aurait été bénéfique. Pourquoi ? Parce que l’épée de Damoclès qu’agitaient à mi-voix depuis des mois ses adversaires à droite – nous avons des dossiers, des histoires de coucheries, on va les sortir – aurait été purgée en même temps que l’affaire du Sofitel. La vie de DSK ayant été fouillée et mise à nu, sans qu’aucune accusation valable ne puisse être retenue, il gagnerait une sorte de sauf-conduit sur le sujet ; plus encore, toute tentative d’agiter d’autres rumeurs se retournerait potentiellement contre ses auteurs, et passerait pour de l’acharnement. On peut appliquer le même raisonnement au train de vie : dans notre hypothèse, DSK aurait vécu en quelques semaines le condensé de toutes les attaques possibles par la suite, et en serait protégé par l’énormité et la violence du traitement subi.

Comme le dit Romain Pigenel, les « dossiers », que l’UMP menaçait de sortir, sont déjà tous publics. De ce point de vue, les attaques sur la morale de Dominique seraient assez réduites, puisque déjà faites. Ensuite, comme le dis Roland Cayrol, directeur de recherche FNSP au Cevipof, Dominique Strauss Kahn innocenté disposerait, durant plusieurs mois, d’une « aura » qui le protégerait de toutes les attaques sur cette affaire et ce qui l’entoure, qui seraient jugées comme malhonnêtes, et seraient alors contre productive pour le camp opposé. D’ailleurs, sur son blog, Romain Pigenel a une analyse similaire :

Il y a, encore, le puissant ressort du sentiment d’injustice. Un DSK lavé de ses accusations, et dont il finirait par ressortir dans l’opinion qu’il a été quasiment tué politiquement (si ce n’est humainement) par un emballement médiatico-judiciaire infondé, pourrait bénéficier d’un sentiment d’empathie à la hauteur de la profonde répulsion initialement ressentie, et des suspicions de complot qui ne manqueraient pas de (re)fleurir. Il sortirait en outre humanisé de l’affaire, qui aurait permis l’atterrissage (certes chaotique) depuis l’exil américain, lointain et hautain.

Enfin, ce passage dans le commissariat de New York, son humiliation médiatique, puis son passage à Rikers Island peut être interprété comme le fait que aussi riche qu’il soit, il est un justiciable comme les autres, au même titre que les citoyens qu’il tenterait de convaincre. Ce serait aussi un bel exemple de reconstruction : peu importe, les attaques, et les accusations dont il a été victime, il montrerait alors qu’une fois innocenté, il a pu gagner une importante élection.

Ajoutons à cela que les événements des dernières semaines ont pu être ressentis comme une humiliation nationale, et qu’il pourrait y avoir chez les Français une envie, plus ou moins consciente, d’inverser radicalement la vapeur pour laver cette humiliation … en en remettant la victime/responsable à sa place initiale.

Bref, s’il en a l’envie et la possibilité technique (cette dernière condition semble de plus en plus se confirmer), il pourrait bien être, encore, le meilleur candidat socialiste face à Nicolas Sarkozy en 2012.

Nouveau boulversement dans « l’affaire DSK »

Dominique Strauss Kahn à Toulouse en 2007

Et voici un nouveau réveil effaré devant les informations qui nous parviennent de New York. Mais cette fois ci, c’est un sourire et un soulagement qui nous traverse. Dominique Strauss Kahn pourrait être totalement blanchi ce soir, ou dans les jours qui viennent, suite aux mensonges de la femme de chambre.

Alors, restons calme et réfléchi, comme je le disais déjà à l’éclatement de l’affaire en mai. Laissons la justice américaine faire la lumière.

Mais, nous pouvons nous interroger sur les conséquences de l’affaire sur la politique française, et notamment sur la primaire. Comme certains, je crois que si Dominique souhaite, une fois blanchi si c’est le cas, se présenter à la primaire, nous devons le lui permettre. Il reste notre meilleur candidat, et le meilleur pour diriger la France. Bien sur, ne précipitons pas les choses, mais je crois vraiment qu’il faut (ré)envisager qu’il puisse être candidat à la primaire, et laisser aux français la possibilité de choisir le ou la meilleur(e).

Wait and see …

Rendez vous au Stand PS des primaires

Certaines régions l’ont déjà fait avant nous, mais à Inzinzac Lochrist, c’est demain, dimanche 26 juin 2011, que les militants du Parti Socialiste de la commune vont installer devant le Shopi un Stand de présentation des primaires et du projet du PS.

Dès 9H30, équipés de documentations présentant le processus des primaires, ainsi que d’une version condensée du projet socialiste en 4 pages, nous serons donc sur le pont pour répondre aux questions des habitants de la commune d’Inzinzac Lochrist.

Je vous dis donc à demain devant le Shopi à partir de 9h30 pour discuter, échanger, et vous parler des primaires. Au passage, on oublie pas que dans un peu plus de 2 jours, les candidats aux primaires vont pouvoir se déclarer officiellement, et déposer leurs parrainages jusqu’au 13 juillet.

Le processus est enclenché !

Primaires, où en est-on ? Réponses de François Lamy

Manuel Valls candidat

Hier soir, sur le plateau du journal de 20H, Manuel Valls était l’invité de Laurence Ferrari, et il a, en direct, annoncé sa candidature, et expliqué pourquoi il se portait candidat aux primaires socialistes. Plutôt que je paraphrase ses arguments, et ses explications, je vous propose ci dessous de retrouver la déclaration officielle de candidature de Manuel Valls.


Le 28 juin prochain, je déposerai officiellement ma candidature aux Primaires du Parti socialiste qui doivent désigner celui ou celle qui sera notre candidat à l’élection présidentielle de 2012.
Si, jusqu’à très récemment, la candidature de Dominique Strauss-Kahn s’imposait, sa mise à l’écart exige un sursaut.
La réalité, aujourd’hui, est que je ne trouve pas, dans le paysage de mes contemporains, celui ou celle qui s’imposerait co110607_TF1mme le plus fidèle garant d’une gauche moderne, populaire, juste et crédible aux yeux de tous.
C’est donc ce qui me pousse à reprendre ma marche en avant.

Les primaires qui vont s’ouvrir sont une opportunité exceptionnelle de remobiliser la gauche mais aussi, l’ensemble de la société française. C’est donc un immense honneur pour moi d’y participer.

Depuis deux ans, je sillonne le pays pour sonder ses attentes, ses aspirations, recueillir ses angoisses mais aussi ses élans, ses initiatives et ses espoirs.

J’ai vu une France affaiblie et souvent meurtrie par les morsures de la crise et du chômage. J’ai vu la souffrance des classes moyennes, des ouvriers et du monde paysan, une jeunesse inquiète pour son avenir, des retraités précarisés. J’ai vu des services publics fragilisés.
J’ai vu une France qui doutait parfois de ses capacités de rebond, une France qui désespérait de ses responsables politiques et économiques. Mais une France qui, malgré tout, continuait d’y croire, parfois sans même savoir pourquoi, ni comment. Malgré ces incroyables difficultés, j’ai été frappé par le refus de sombrer, le refus d’abandonner, le refus de se laisser aller.
Aujourd’hui, je veux porter cette force, je veux porter ces regards, ces voix qui disent « non », qui disent « il faut que cela change», qui disent « assez de Nicolas Sarkozy».

Si je suis candidat à l’élection présidentielle pour la gauche, c’est pour diriger ce pays. Pour orienter ses forces vives vers des projets partagés, relever ceux qui sont à terre et qui, pourtant, ne veulent pas lâcher.

La France est un pays magnifique, aimé, désiré, dans le monde entier pour son histoire, sa culture et sa langue. Encore aujourd’hui, des quatre coins du monde nous sommes un phare. Regardons le printemps arabe. Même libérés des dictatures, les peuples expriment leur désir de nous rejoindre. Certes, notre lumière a décliné, mais elle oriente encore, toujours, les âmes insoumises qui aspirent à la liberté et au droit au bonheur.
C’est pour cette raison que nous devons retrouver toute notre place dans le concert des nations en réaffirmant notre volontarisme dans le projet européen.

Je veux être un passeur. Le message que je porte ne m’appartient en rien, c’est celui de cette France de l’insoumission, c’est celui des Français qui aujourd’hui continuent d’espérer et de tenir la dragée haute aux difficultés.

C’est un message inconditionnellement optimiste. Optimiste dans sa fidélité au génie de la France, optimiste dans la capacité des Français à se dépasser, optimiste dans notre avenir commun. Qui d’autre que nous, peut miser sur notre avenir ? Qui d’autre que nous, peut prendre notre destin en main ? Qui d’autre que nous, peut mesurer nos forces et notre envie de changer la donne ?
Personne d’autre que nous. Nous, les Français héritiers d’une Nation qui n’appartient qu’à ceux qui la désirent et qui veulent en renforcer le génie.

C’est cette France sublime qui m’a accueilli, qui m’a adopté parmi les siens, lorsque j’en suis devenu le citoyen à l’âge de vingt ans. C’est cette France désormais fragile qui m’engage à tout lui rendre, à tout lui donner.

Je ne me sens pas responsable d’un quelconque fardeau qui pèserait sur mes épaules, mais habité par une conviction, par une envie et par une énergie. Habité par la conviction qu’il faut relever la France et qu’avec les Français nous le pouvons, habité par l’envie de porter leur message, habité par l’énergie de traduire les aspirations en actions.

Redresser un pays comme le nôtre, orienter ses forces vives, redonner la dignité à ceux que tout afflige, exige un nouvel élan, une énergie du changement sans précédent. Elle s’alimentera de l’expérience et de la volonté de chaque Français. La période qui s’ouvre à nous est exigeante mais elle doit mobiliser et galvaniser chacun. Le prochain chef de l’État devra donner l’impulsion pour que cette énergie se diffuse dans l’ensemble du corps social.

Rien ne sera facile, ni acquis. C’est pourquoi, je souhaite porter cette énergie dans la plus grande vérité. Je ne promettrai rien que la France et les Français ne pourront tenir pour eux-mêmes et pour les générations futures.
La politique a changé. Si hier, on pouvait promettre par d’obscurs petits arrangements avec les réalités, ce que l’on ne pouvait tenir, aujourd’hui, cette façon de se conduire a été balayée par la lumière aveuglante de la vérité. La situation de nos comptes publics et sociaux, le niveau de la dette, nous obligent à de la lucidité et à de la sagesse.

Mon combat est, justement, celui de l’avènement d’un discours de vérité. C’est aussi celui d’une réduction des injustices sociales et celui d’une efficacité économique, protectrice de l’environnement et vectrice de richesses, pas uniquement pour les puissants, mais pour chacun.
Je le mènerai avec l’exigence de représenter, non une nouvelle génération, mais de nouveaux visages, de nouvelles énergies et de nouveaux talents.
Maire d’une ville de banlieue, candidat de la gauche d’aujourd’hui, je le mènerai aussi en m’appuyant sur la longue expérience de terrain que j’ai acquise, avec la volonté de faire vivre ensemble les différences, avec la fermeté nécessaire pour rétablir l’ordre et avec pour horizon : une République en action, une laïcité forte et une Nation sereine.

Au lendemain de la plus grande crise financière du capitalisme, il faut comprendre que la richesse, le bonheur, ne peuvent plus se mesurer uniquement en termes monétaires…

L’Homme doit redevenir le cœur de l’action politique et citoyenne. Dans cette perspective, la gauche – qui devra se hisser à la hauteur des enjeux – possède les clefs du changement.

Cet effort considérable exige la participation de chaque femme et de chaque homme de ce pays. Alors que le président de la République actuel n’a cessé de diviser les Français, de les dresser les uns contre les autres, nous avons besoin d’encourager, de protéger et de développer toutes les énergies individuelles pour le bien être commun.

Dans cette perspective, je fixerai trois grandes priorités :

D’abord, l’école, la culture et la recherche qui chacune dans son domaine crée les énergies de demain et contribue à l’émancipation en faisant reculer les injustices et les déterminismes économiques et sociaux.
Ensuite, il s’agit de préserver ces énergies en assurant la sécurité de chacun. L’ordre retrouvé, la justice respectée, c’est la liberté pour tous les individus de pouvoir orienter leur action, non sur leur seule protection, mais vers l’autre.
Enfin, je veux libérer les énergies créatrices en concentrant les efforts sur la compétitivité de notre industrie et en assurant un climat favorable aux petites et moyennes entreprises qui, chaque jour, développent des projets et des initiatives bénéfiques pour le pays.

C’est en fixant ce cap, que les Français pourront redresser la tête, espérer et exercer pleinement la liberté de construire leur bonheur.

Personnellement, je trouve la position de Manuel Valls intéressante, et intelligente. Aujourd’hui, la gauche a besoin d’un renouveau, de nouvelles idées, etc … Aujourd’hui les « ténors », et il est bien entendu qu’ils participeront au gouvernement si nous gagnons, doivent peut être se mettre en retrait parce que le parti socialiste doit prendre un « coup de jeune ». Ce coup de jeune est représenté par Manuel Valls. On peut avoir des désaccords avec lui, mais il faut au moins lui attribuer le mérite d’oser ouvrir des débats, des discussions qui peuvent intéresser les français dans leurs vies quotidiennes.

Ainsi, je soutiens donc la candidature de Manuel Valls à la primaire socialiste.

Retrouvez la déclaration de candidature sur le blog de Manuel Valls.