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Elections sénatoriales : Victoire de la Gauche

C’est officiel, le Sénat bascule à Gauche.

Très prochainement, c’est Jean Pierre Bel qui devrait devenir le prochain président de la Haute Assemblée. C’est historique ! Pour la première fois sous la Ve République, cette chambre, si particulière, va connaitre l’alternance. C’est un formidable signe pour la Gauche, mais c’est, je le crois, encore le fort rejet de la politique de Nicolas Sakozy qui a pu permettre la victoire. Désormais c’est à la gauche, et au Parti Socialiste tout particulièrement, de faire ses preuves, et surtout de convaincre les Français de réaliser, en 2012, un vote d’adhésion aux valeurs, et au projet du (ou de la) candidat(e) du PS, plutôt qu’un vote de rejet contre Nicolas Sarkozy, comme ce fut beaucoup le cas en 2007.

Désormais, le PS doit transformer l’essai marqué lors de ces sénatoriales, avec des primaires qui doivent être réussies, puis avec une victoire lors des scrutins de 2012 : présidentielles, et législatives.
Je tiens à saluer, parmi d’autres, les élections d’Odette HERVIAUX (56), sénatrice sortante réélue dès le 1er tour ; de Joel LABBÉ , membre d’Europe-Ecologie Les Verts (56) ; de Michel LE SCOUARNEC, membre du Parti communiste francais (56), qui à eux trois formaient une liste d’union de la gauche dans le Morbihan, qui a permis à la gauche de remporter les trois sièges.

Je salue également les élections de Luc CARVOUNAS (94), 1er adjoint d’Alfortville, Directeur de campagne de Manuel Valls ; et de Philippe ESNOL (78), Maire de Conflans Sainte Honorine, membre du conseil politique de M. Valls.

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Immigration : les propositions de Manuel Valls

Manuel Valls, candidat socialiste à la primaire citoyenne, est le seul parmi les six en lice, à ne pas avoir peur d’aborder ce thème, qui intéresse les Français, et à porter de vraies idées de gauche, car, comme le disait Michel Rocard en son temps, « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ».

Une nouvelle politique, une chance pour la France

Alors que la Terre est un « village global » et que les déséquilibres Nord-Sud sont abyssaux, la pression migratoire devrait atteindre des proportions inégalées au cours des prochaines années. Aucun continent, aucun pays, aucune région n’est en marge de cette extraordinaire mobilité.

Notre histoire prouve que l’immigration peut être une chance pour la France. Située au carrefour de la Méditerranée et de l’Europe septentrionale, l’Hexagone a toujours été une zone de mélange et de brassage. Au cours des siècles, notre nation a profité des multiples apports de populations étrangères. Les individus qui quittent leurs pays, fuyant la faim, la guerre, la misère, la maladie, sont toujours conduits par l’énergie de construire, ailleurs, une vie meilleure. L’espoir qui les anime contribue ainsi à la prospérité de ceux qui les accueillent.

Force est pourtant de constater que notre modèle d’intégration subit de sérieux revers depuis une trentaine d’années. La crise économique a relégué les dernières générations de migrants dans les quartiers les plus défavorisés de nos villes. En proie à l’échec scolaire et au chômage, une partie des jeunes issue de ces ghettos croit parfois trouver dans le repli communautaire ou dans la violence la solution à sa marginalisation.

Il est donc nécessaire de sortir d’un discours dogmatique et compassionnel pour construire les bases d’une politique de gauche efficace en matière d’immigration. Cette politique devra prendre en compte, à la fois, les droits des migrants et les capacités d’accueil de notre pays.

Il s’agit ainsi de convaincre l’opinion publique que l’immigration est profitable à la France à partir du moment où les flux sont véritablement maîtrisés, c’est-à-dire à partir du moment où le débat sur l’immigration cesse d’être miné par toutes les formes d’instrumentalisation.

A la responsabilité politique, M. Sarkozy et la droite ont préféré la polémique à finalité électoraliste. Depuis 2002, leurs résultats sont calamiteux. A la remorque de l’extrême droite, les décisions prises par les ministres concernés ont recréé des immigrés en situation irrégulière et placé les immigrés en situation légale dans l’instabilité permanente. Le nombre des « ni régularisables, ni expulsables » n’a cessé d’augmenter. Dans des conditions d’accueil souvent indignes, les préfectures sont amenées à régulariser massivement, sans le dire et sans l’assumer, selon des critères aléatoires qui favorisent le jeu des filières clandestines. Non seulement la doctrine actuelle altère notre image et notre influence auprès de nos partenaires, mais elle ne sert pas les intérêts de la France.

Notre pays et l’Europe ont besoin d’une immigration légale pour construire leur avenir, ce qui suppose qu’ils se dotent d’une politique migratoire fondée sur des règles claires, stables, et justes, pour mener une action maîtrisée et concertée avec nos partenaires du Sud.

Retrouvez les propositions de Manuels sur ce sujet via le fichier PDF