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Manuel Valls, et l’éducation

Education : n. f. Outil par excellence de la méritocratie depuis la IIIe République. Vecteur privilégié de l’émancipation individuelle, de l’égalisation sociale et de la formation citoyenne. Objet actuel de grandes désillusions à la hauteur des espérances qu’elle suscite. Et si nous injections un peu d’optimisme, avec les propositions de Manuel Valls sur ce sujet ?

C’est aujourd’hui un véritable enjeu d’avenir pour la France, auquel les politiques doivent répondre. En effet, chaque année 120 000 jeunes sortent du système scolaire sans qualification, ni diplôme. De plus, les résultats de la dernière enquête PISA sont assez inquiétants. Ainsi, cette enquête montre que les résultats scolaires des élèves français dépendent, de plus en plus, de leur milieu social. C’est un scandale pour quiconque considère l’école comme l’essence même de la réussite, et le moteur de l’ascenseur social, que l’on sait bloqué depuis plusieurs années. Ce bilan calamiteux exige que le prochain quinquennat, devra rendre à l’éducation sa place de première priorité du gouvernement, et de l’Etat.Rappelons que ces dix dernières années, l’investissement éducatif a chuté de 15%, que le nombre d’enseignants lui aussi (5 pour 100 élèves), etc… Inverser cette tendance est une exigence fondamentale, et prioritaire par dessus tout.

Sans dépenser un euro de plus, le produit fiscal des heures supplémentaires devra être réaffecté à l’éducation de nos enfants. Il s’agit, dans ce domaine, d’offrir un vrai avenir, une vraie préparation à cet avenir, et non donner quelques emplois précaires de 5 ans. En premier lieu, nous devons cibler les moyens supplémentaires sur les zones les plus en difficultés. On devra concentrer les moyens là où la mixité sociale est vraiment la plus faible. Pour ces écoles, il faudra augmenter de 20% les moyens, en contrepartie de deux objectifs. D’une part, les professeurs expérimentés seront incités à rester dans ces zones par une hausse de leurs salaires. D’autre part, des professeurs nouveaux y seront recrutés pour réduire le nombre d’élèves par classe, et personnaliser les réponses éducatives.

Moi même aux côtés de Manuel Valls, à Rennes.

Moi même aux côtés de Manuel Valls, à Rennes.

Le temps scolaire, pour être plus en adéquation avec les capacités de concentration des enfants, passera de 140 à 188 jours de cours dans l’année, sur le modèle finlandais. Pour éviter toute « sortie sèche », il faudra une politique d’orientation basée sur le principe de parcours construits. La création d’un service public de l’orientation est un premier pas, mais n’y suffira pas. Dès le collège, le cursus comportera la réalisation d’une série de projets, fondés sur des activités encadrées et enregistrées dans un livret personnel. Dans le même temps, les professeurs principaux de 3e bénéficieront d’une vraie formation leur permettant d’orienter les élèves en fonction de leurs livrets.

L’Etat doit également renforcer l’autonomie de tous les établissements, sans remettre en cause le « tronc commun des compétences », pour leur permettre de définir de vraies politiques pédagogiques adaptées à leurs environnements. Bien que saccagée par la majorité actuelle, la formation des enseignants devra être repensée, et améliorée. Il n’est pas normal qu’aujourd’hui des enseignants n’ayant jamais fait face, ou très peu de temps, à des élèves, se retrouvent en charge de classes en temps plein comme un enseignant expérimenté. Il ne l’est encore moins, que ces enseignants inexpérimentés se retrouvent face aux classes considérées comme les plus difficiles. Revaloriser l’éducation est une mission pour la gauche. Je crois aussi, et là c’est mon opinion que j’exprime, qu’il faut cesser immédiatement de mettre dos à dos, ou en opposition l’enseignement public et l’enseignement privé. Nous devons, je le crois, avoir une vision complémentaire, et non ennemie de ces deux types d’établissements. La gauche doit pouvoir réconcilier public et privé, c’est, je le crois, aussi l’un des enjeux de demain.

Revaloriser le métier d’enseignant est un devoir. Mais pour cela, il n’est pas forcément nécessaire, même si cela passera aussi par là pour certains cas, de parler de revalorisation de salaires. Il faut avant tout dire aux enseignants, qu’ils font le plus beau métier du monde, et que l’Etat, la République, les respectent et les remercient pour cela.

Pour moi,  étudiant en Histoire souhaitant devenir enseignant en collèges et lycées, ces propositions sont en phases avec leur temps, novatrices, et redonnant à l’éducation, et au métier d’enseignant, toutes leurs lettres de noblesses. Voila pourquoi, entre autre, je voterai Manuel Valls aux primaires citoyennes des 9 et 16 octobre.

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Pourquoi Manuel Valls ?

La primaire, c’est cette formidable possibilité pour TOUS les Français de participer à la désignation de notre candidat. Il s’agit de désigner celui qui peut remporter l’élection, qui peut battre le président sortant. Ce choix doit être fait sur le fond, sur des idées, et des propositions, pour pouvoir gagner l’an prochain.

Nous soutenons Manuel Valls parce que nous pensons que son langage de vérité, et ses propositions pragmatiques peuvent nous permettre de battre Nicolas Sarkozy en 2012, et permettre à la gauche de gouverner dans la durée. Et parce qu’il défend ce discours de vérité autour des finances publiques, et de la nécessaire réforme fiscale et financière, autour de l’éducation, de la formation, et bien sur de la sécurité, il est le seul candidat à représenter l’héritage politique Strauss-Kahnien, tant plébiscité par les Français avant l’été, et qui « est la seule orientation politique qui peut nous faire gagner ».  Et puisque même la presse étrangère reconnaît en Manuel Valls, le meilleur candidat de cette primaire, c’est bien là la preuve que nous ne nous trompons pas dans notre choix.

Parce que « la Gauche peut tout changer », et parce que la Gauche ne doit pas avoir peur du « Pouvoir », je vote Manuel Valls aux primaires des 9 et 16 octobre.