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Pourquoi Manuel Valls ?

La primaire, c’est cette formidable possibilité pour TOUS les Français de participer à la désignation de notre candidat. Il s’agit de désigner celui qui peut remporter l’élection, qui peut battre le président sortant. Ce choix doit être fait sur le fond, sur des idées, et des propositions, pour pouvoir gagner l’an prochain.

Nous soutenons Manuel Valls parce que nous pensons que son langage de vérité, et ses propositions pragmatiques peuvent nous permettre de battre Nicolas Sarkozy en 2012, et permettre à la gauche de gouverner dans la durée. Et parce qu’il défend ce discours de vérité autour des finances publiques, et de la nécessaire réforme fiscale et financière, autour de l’éducation, de la formation, et bien sur de la sécurité, il est le seul candidat à représenter l’héritage politique Strauss-Kahnien, tant plébiscité par les Français avant l’été, et qui « est la seule orientation politique qui peut nous faire gagner ».  Et puisque même la presse étrangère reconnaît en Manuel Valls, le meilleur candidat de cette primaire, c’est bien là la preuve que nous ne nous trompons pas dans notre choix.

Parce que « la Gauche peut tout changer », et parce que la Gauche ne doit pas avoir peur du « Pouvoir », je vote Manuel Valls aux primaires des 9 et 16 octobre.

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Dominique Strauss Kahn de retour en France

Voila, ce matin à 7h05, Dominique a atterri à Paris, avec son épouse Anne. Je me réjoui de les savoir de retour, de savoir ce cauchemar derrière eux, et de savoir qu’ils vont pouvoir désormais se reconstruire comme ils l’entendent.
Je ne veux faire aucun commentaire sur les déclarations de Madame Mansouret, mais je ne peux m’empêcher d’exprimer le choc qui est le miens en entendant la mère de Tristane Banon, expliqué que tant qu’il n’est pas jugé, il n’est pas blanchi. Cette femme, qui se dit socialiste, oublie alors le principe simple qui veut que l’on est « innocent jusqu’à preuve du contraire ».

Quoi qu’il en soit, maintenant, laissons les tranquilles, et laissons les choisir ce qu’ils veulent faire d’un point de vue personnel, politique, professionnel.

Dominique Strauss Kahn blanchi demain

C’est officiel depuis quelques heures maintenant, le procureur de New York (District Attorney) abandonne les charges qui pesaient sur Dominique Strauss Kahn. C’est avec soulagement que j’ai accueilli cette nouvelle, confirmant la position qui a toujours été la mienne : il n’est pas coupable.

Dominique devrait donc retrouver demain la liberté, et pouvoir ainsi rentrer en France. Qui sait peut être le croiserais-je à l’université d’été qui ouvre ses portes vendredi ^^.

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, et pour répondre à ce que je lis, ici ou là, c’est à Dominique, seulement à lui, de dire quel rôle il souhaite jouer dans la présidentielle. Car, au vu de ses compétences, il nous sera indispensable pour gagner, et expliquer aux français les changements à faire, les réformes fiscales à faire, etc… Et j’en suis sur, DSK se retrouvera dans les propositions de Manuel Valls, le candidat le plus social-démocrate de la primaire.

Il n’y a pas si longtemps, ici, je disais que Dominique restait notre meilleur candidat. Je le pensais. Aujourd’hui, la bataille électorale est lancée, et bien qu’il serait un extraordinaire concurrent pour Nicolas Sarkozy, et sans nul doute un bon président, je ne crois pas qu’il puisse se présenter à la primaire comme candidat (bien que le parti ne l’en empêcherait pas). C’est à lui de décider.

En tout cas, l’heure n’est pas au calcul politique, mais au soulagement pour notre camarade blanchi. Pour le reste, wait and see …

Bernard Debré n’assume pas ses propos

Le sénateur avait, après l’arrestation de Dominique Strauss Kahn, tenu un discours très sévère, le qualifiant de « délinquant sexuel ». Aujourd’hui, devant les retournements de l’affaire DSK, il n’assume plus.

Ainsi, dès vendredi dernier, en direct sur BFM TV, Bernard Debré a donc dû faire un rétropédalage en beauté, accompagné d’un beau mea culpa. Mais comme on dit, les paroles s’envolent, et les écrits restent. Il avait donc posté ses propos sur son blog. J’utilise ici le passé, parce qu’il vient de supprimer l’article, mais, parce qu’il ne faut pas oublier, je vous cite l’article exact avant sa suppression :

« Vous étiez secrétaire général du FMI. Un poste fondamental dans l’état actuel du monde en crise économique.
Vous postuliez pour la Présidence de la République Française et les sondages vous donnaient favori.
Mais  depuis quelques temps déjà, votre attitude vis à vis de l’argent gênait  le monde; ryad au Maroc, voiture de luxe, appartements parisiens dans  les quartiers les plus huppés; cette attitude « bling bling » ternissait  votre image.
Il était connu de beaucoup que vous aviez des  attitudes sexuelles débridées, en France, en Belgique. Les choses étant  connues, les participants à ces parties fines s’en vantaient, mais la  France est tolérante, trop tolérante. Beaucoup de vos amis vous avaient  dit, semble-t-il, qu’il fallait vous calmer et certains pensaient que  vous aviez compris. Une alerte aux USA vous avait quasiment disqualifié  même si votre épouse vous avait pardonné, pour faire pleurer dans les  chaumières.
Voici maintenant que vous êtes arrêté aux États-Unis  pour violences sexuelles, la honte. Vous saviez que la France était  tolérante et, à tort, laissait la vie privée en dehors de la politique.  Mitterrand et ses deux épouses, dont témoignent ses deux vies. L’Etat a  beaucoup payé pour la famille illégitime pendant 14 ans, des milliers  d’euros ont été dépensés pour les héberger et les faire vivre.
Mais trop c’est trop, vous avez humilié la France! Vous l’avez ridiculisée.
Les socialistes qui vous faisaient confiance doivent être rouges de honte et de fureur.
Vous  allez peut être être condamné à une peine de prison. Bravo! Vous allez  peut être devoir payer une caution, vous avez suffisamment d’argent.
Quand  vous sortirez de prison, disparaissez dans votre ryad, ne vous  justifiez pas, ne dites plus rien. Vous avez été une fausse valeur, un  obsédé sexuel, un escroc intellectuel. Vous avez sali votre pays.
Ce que je vous souhaite c’est maintenant de vous soigner, il existe des médicaments pour les délinquants sexuels.
J’ai honte car vos frasques risquent une nouvelle fois de donner des voix aux extrêmes.
Disparaissez et vite.
Pr. Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris »
Ils ont été peu nombreux à droite, à prendre le risque de réagir « du plus profond de leur coeur » au lendemain de l’affaire, et aujourd’hui, Bernard Debré s’en mord surement les doigts.
Je lui rappelle d’ailleurs, que les socialistes (et la gauche en général) n’a, au moment de « l’affaire Tron », fait aucune conclusion ative, préférant laisser la justice faire tranquillement son enquête, et rendre sa décision.

DSK : Que reste-t-il de son incroyable popularité ?

DSK et son épouse Anne Sinclair, à la sortie du tribunal./Photo AFP

Suite à ce que l’on appelle depuis deux mois « l’Affaire DSK », Dominique Strauss Kahn n’est plus apparu, dans les sondages, comme un candidat potentiel, et n’a d’ailleurs plus été « testé » par les instituts de soindage. Toutefois, on peut essayer d’entre apercevoir ce qu’il reste de son immense popularité de l’avant Sofitel. D’abord, selon Harris, 49% des français veulent son retour en politique. On rappelle que les sondages le créditaient de 59% d’intentions de vote avant l’affaire. Alors, oui ces deux sondages ne sont pas comparables directement, mais il laisse un bon espoir pour Dominique, s’il était candidat, de reconquérir les sommets dans les sondages.

Avec l’affaire, c’est la vie de l’ex directeur général du FMI qui a été disséqué dans les médias. Qu’en restera-t-il en 2012, s’il était candidat toujours, au moment de voter ? Les Français, et pas seulement eux, ont tendances à oublier ce qui a pu les choquer, ou les révolter un an avant. La preuve en est l’élection de Nicolas Sarkozy, qui en 2006 était assez loin dans les sondages à cause de sa politique de ministre de l’intérieur.

Romain Pigenel, sur son blog Variae, fait une analyse des marges de manoeuvres dont disposerait Dominique s’il présentait sa candidature. Je vous en propose un extrait :

Sur l’argent d’abord. Mon point de vue (que les lecteurs de ce blog connaissent bien) est le suivant : non seulement il faut, en droit et par principe, distinguer la richesse personnelle des prises de position politique (au moins jusqu’à preuve du contraire), mais en outre, je crois les Français beaucoup plus souples sur ce point que le pensent nombre de moralistes à la petite semaine, de même qu’une certaine gauche puritaine, qui confond ses propres obsessions avec l’opinion populaire. On aime à répéter que l’échec de Sarkozy est celui du « bling bling » (ce mot-valise qui veut et tout rien dire) et que par conséquent il est impensable, aujourd’hui, qu’un homme politique puisse gagner des élections en ayant fait connaître une fortune personnelle, et assumé un mode de vie en conséquence. Je pense pour ma part que c’est l’échec politique de Sarkozy qui a conditionné le désamour progressif à l’égard de sa personne et de son mode de vie (faut-il rappeler qu’il a été élu « avec » cette personne et ce mode de vie?) ; eût-il réussi son mandat, qu’on ne lui en aurait pas fait grief. Conjointement, un candidat reconnaissant sa fortune personnelle, sans exagérer inutilement dans la provocation bien entendu, peut à mon sens tout à fait obtenir la confiance des électeurs, SI ces derniers le créditent des compétences et du projet nécessaire à la réussite du pays. Un point pour DSK.

Sur le rapport aux femmes ensuite. Sauf nouvelle accusation crédible et fondée, il resterait, dans l’hypothèse qui est la nôtre, bien peu d’éléments tangibles pour nourrir des attaques sur ce point. Par ailleurs on a entendu tout le monde à ce sujet, sauf le principal intéressé. Il faudrait qu’il vienne s’expliquer dans un grand moment télévisé, type JT de 20H00. Je vois mal comment un homme revendiquant la liberté de vivre sa sexualité et son couple comme il l’entend, dans la France telle qu’elle est, pourrait s’attirer la défiance ou le discrédit général. Poussons même un peu plus loin : d’une certaine manière, et paradoxalement, on pourrait même dire que l’épisode new-yorkais lui aurait été bénéfique. Pourquoi ? Parce que l’épée de Damoclès qu’agitaient à mi-voix depuis des mois ses adversaires à droite – nous avons des dossiers, des histoires de coucheries, on va les sortir – aurait été purgée en même temps que l’affaire du Sofitel. La vie de DSK ayant été fouillée et mise à nu, sans qu’aucune accusation valable ne puisse être retenue, il gagnerait une sorte de sauf-conduit sur le sujet ; plus encore, toute tentative d’agiter d’autres rumeurs se retournerait potentiellement contre ses auteurs, et passerait pour de l’acharnement. On peut appliquer le même raisonnement au train de vie : dans notre hypothèse, DSK aurait vécu en quelques semaines le condensé de toutes les attaques possibles par la suite, et en serait protégé par l’énormité et la violence du traitement subi.

Comme le dit Romain Pigenel, les « dossiers », que l’UMP menaçait de sortir, sont déjà tous publics. De ce point de vue, les attaques sur la morale de Dominique seraient assez réduites, puisque déjà faites. Ensuite, comme le dis Roland Cayrol, directeur de recherche FNSP au Cevipof, Dominique Strauss Kahn innocenté disposerait, durant plusieurs mois, d’une « aura » qui le protégerait de toutes les attaques sur cette affaire et ce qui l’entoure, qui seraient jugées comme malhonnêtes, et seraient alors contre productive pour le camp opposé. D’ailleurs, sur son blog, Romain Pigenel a une analyse similaire :

Il y a, encore, le puissant ressort du sentiment d’injustice. Un DSK lavé de ses accusations, et dont il finirait par ressortir dans l’opinion qu’il a été quasiment tué politiquement (si ce n’est humainement) par un emballement médiatico-judiciaire infondé, pourrait bénéficier d’un sentiment d’empathie à la hauteur de la profonde répulsion initialement ressentie, et des suspicions de complot qui ne manqueraient pas de (re)fleurir. Il sortirait en outre humanisé de l’affaire, qui aurait permis l’atterrissage (certes chaotique) depuis l’exil américain, lointain et hautain.

Enfin, ce passage dans le commissariat de New York, son humiliation médiatique, puis son passage à Rikers Island peut être interprété comme le fait que aussi riche qu’il soit, il est un justiciable comme les autres, au même titre que les citoyens qu’il tenterait de convaincre. Ce serait aussi un bel exemple de reconstruction : peu importe, les attaques, et les accusations dont il a été victime, il montrerait alors qu’une fois innocenté, il a pu gagner une importante élection.

Ajoutons à cela que les événements des dernières semaines ont pu être ressentis comme une humiliation nationale, et qu’il pourrait y avoir chez les Français une envie, plus ou moins consciente, d’inverser radicalement la vapeur pour laver cette humiliation … en en remettant la victime/responsable à sa place initiale.

Bref, s’il en a l’envie et la possibilité technique (cette dernière condition semble de plus en plus se confirmer), il pourrait bien être, encore, le meilleur candidat socialiste face à Nicolas Sarkozy en 2012.

Nouveau boulversement dans « l’affaire DSK »

Dominique Strauss Kahn à Toulouse en 2007

Et voici un nouveau réveil effaré devant les informations qui nous parviennent de New York. Mais cette fois ci, c’est un sourire et un soulagement qui nous traverse. Dominique Strauss Kahn pourrait être totalement blanchi ce soir, ou dans les jours qui viennent, suite aux mensonges de la femme de chambre.

Alors, restons calme et réfléchi, comme je le disais déjà à l’éclatement de l’affaire en mai. Laissons la justice américaine faire la lumière.

Mais, nous pouvons nous interroger sur les conséquences de l’affaire sur la politique française, et notamment sur la primaire. Comme certains, je crois que si Dominique souhaite, une fois blanchi si c’est le cas, se présenter à la primaire, nous devons le lui permettre. Il reste notre meilleur candidat, et le meilleur pour diriger la France. Bien sur, ne précipitons pas les choses, mais je crois vraiment qu’il faut (ré)envisager qu’il puisse être candidat à la primaire, et laisser aux français la possibilité de choisir le ou la meilleur(e).

Wait and see …

Manuel Valls candidat

Hier soir, sur le plateau du journal de 20H, Manuel Valls était l’invité de Laurence Ferrari, et il a, en direct, annoncé sa candidature, et expliqué pourquoi il se portait candidat aux primaires socialistes. Plutôt que je paraphrase ses arguments, et ses explications, je vous propose ci dessous de retrouver la déclaration officielle de candidature de Manuel Valls.


Le 28 juin prochain, je déposerai officiellement ma candidature aux Primaires du Parti socialiste qui doivent désigner celui ou celle qui sera notre candidat à l’élection présidentielle de 2012.
Si, jusqu’à très récemment, la candidature de Dominique Strauss-Kahn s’imposait, sa mise à l’écart exige un sursaut.
La réalité, aujourd’hui, est que je ne trouve pas, dans le paysage de mes contemporains, celui ou celle qui s’imposerait co110607_TF1mme le plus fidèle garant d’une gauche moderne, populaire, juste et crédible aux yeux de tous.
C’est donc ce qui me pousse à reprendre ma marche en avant.

Les primaires qui vont s’ouvrir sont une opportunité exceptionnelle de remobiliser la gauche mais aussi, l’ensemble de la société française. C’est donc un immense honneur pour moi d’y participer.

Depuis deux ans, je sillonne le pays pour sonder ses attentes, ses aspirations, recueillir ses angoisses mais aussi ses élans, ses initiatives et ses espoirs.

J’ai vu une France affaiblie et souvent meurtrie par les morsures de la crise et du chômage. J’ai vu la souffrance des classes moyennes, des ouvriers et du monde paysan, une jeunesse inquiète pour son avenir, des retraités précarisés. J’ai vu des services publics fragilisés.
J’ai vu une France qui doutait parfois de ses capacités de rebond, une France qui désespérait de ses responsables politiques et économiques. Mais une France qui, malgré tout, continuait d’y croire, parfois sans même savoir pourquoi, ni comment. Malgré ces incroyables difficultés, j’ai été frappé par le refus de sombrer, le refus d’abandonner, le refus de se laisser aller.
Aujourd’hui, je veux porter cette force, je veux porter ces regards, ces voix qui disent « non », qui disent « il faut que cela change», qui disent « assez de Nicolas Sarkozy».

Si je suis candidat à l’élection présidentielle pour la gauche, c’est pour diriger ce pays. Pour orienter ses forces vives vers des projets partagés, relever ceux qui sont à terre et qui, pourtant, ne veulent pas lâcher.

La France est un pays magnifique, aimé, désiré, dans le monde entier pour son histoire, sa culture et sa langue. Encore aujourd’hui, des quatre coins du monde nous sommes un phare. Regardons le printemps arabe. Même libérés des dictatures, les peuples expriment leur désir de nous rejoindre. Certes, notre lumière a décliné, mais elle oriente encore, toujours, les âmes insoumises qui aspirent à la liberté et au droit au bonheur.
C’est pour cette raison que nous devons retrouver toute notre place dans le concert des nations en réaffirmant notre volontarisme dans le projet européen.

Je veux être un passeur. Le message que je porte ne m’appartient en rien, c’est celui de cette France de l’insoumission, c’est celui des Français qui aujourd’hui continuent d’espérer et de tenir la dragée haute aux difficultés.

C’est un message inconditionnellement optimiste. Optimiste dans sa fidélité au génie de la France, optimiste dans la capacité des Français à se dépasser, optimiste dans notre avenir commun. Qui d’autre que nous, peut miser sur notre avenir ? Qui d’autre que nous, peut prendre notre destin en main ? Qui d’autre que nous, peut mesurer nos forces et notre envie de changer la donne ?
Personne d’autre que nous. Nous, les Français héritiers d’une Nation qui n’appartient qu’à ceux qui la désirent et qui veulent en renforcer le génie.

C’est cette France sublime qui m’a accueilli, qui m’a adopté parmi les siens, lorsque j’en suis devenu le citoyen à l’âge de vingt ans. C’est cette France désormais fragile qui m’engage à tout lui rendre, à tout lui donner.

Je ne me sens pas responsable d’un quelconque fardeau qui pèserait sur mes épaules, mais habité par une conviction, par une envie et par une énergie. Habité par la conviction qu’il faut relever la France et qu’avec les Français nous le pouvons, habité par l’envie de porter leur message, habité par l’énergie de traduire les aspirations en actions.

Redresser un pays comme le nôtre, orienter ses forces vives, redonner la dignité à ceux que tout afflige, exige un nouvel élan, une énergie du changement sans précédent. Elle s’alimentera de l’expérience et de la volonté de chaque Français. La période qui s’ouvre à nous est exigeante mais elle doit mobiliser et galvaniser chacun. Le prochain chef de l’État devra donner l’impulsion pour que cette énergie se diffuse dans l’ensemble du corps social.

Rien ne sera facile, ni acquis. C’est pourquoi, je souhaite porter cette énergie dans la plus grande vérité. Je ne promettrai rien que la France et les Français ne pourront tenir pour eux-mêmes et pour les générations futures.
La politique a changé. Si hier, on pouvait promettre par d’obscurs petits arrangements avec les réalités, ce que l’on ne pouvait tenir, aujourd’hui, cette façon de se conduire a été balayée par la lumière aveuglante de la vérité. La situation de nos comptes publics et sociaux, le niveau de la dette, nous obligent à de la lucidité et à de la sagesse.

Mon combat est, justement, celui de l’avènement d’un discours de vérité. C’est aussi celui d’une réduction des injustices sociales et celui d’une efficacité économique, protectrice de l’environnement et vectrice de richesses, pas uniquement pour les puissants, mais pour chacun.
Je le mènerai avec l’exigence de représenter, non une nouvelle génération, mais de nouveaux visages, de nouvelles énergies et de nouveaux talents.
Maire d’une ville de banlieue, candidat de la gauche d’aujourd’hui, je le mènerai aussi en m’appuyant sur la longue expérience de terrain que j’ai acquise, avec la volonté de faire vivre ensemble les différences, avec la fermeté nécessaire pour rétablir l’ordre et avec pour horizon : une République en action, une laïcité forte et une Nation sereine.

Au lendemain de la plus grande crise financière du capitalisme, il faut comprendre que la richesse, le bonheur, ne peuvent plus se mesurer uniquement en termes monétaires…

L’Homme doit redevenir le cœur de l’action politique et citoyenne. Dans cette perspective, la gauche – qui devra se hisser à la hauteur des enjeux – possède les clefs du changement.

Cet effort considérable exige la participation de chaque femme et de chaque homme de ce pays. Alors que le président de la République actuel n’a cessé de diviser les Français, de les dresser les uns contre les autres, nous avons besoin d’encourager, de protéger et de développer toutes les énergies individuelles pour le bien être commun.

Dans cette perspective, je fixerai trois grandes priorités :

D’abord, l’école, la culture et la recherche qui chacune dans son domaine crée les énergies de demain et contribue à l’émancipation en faisant reculer les injustices et les déterminismes économiques et sociaux.
Ensuite, il s’agit de préserver ces énergies en assurant la sécurité de chacun. L’ordre retrouvé, la justice respectée, c’est la liberté pour tous les individus de pouvoir orienter leur action, non sur leur seule protection, mais vers l’autre.
Enfin, je veux libérer les énergies créatrices en concentrant les efforts sur la compétitivité de notre industrie et en assurant un climat favorable aux petites et moyennes entreprises qui, chaque jour, développent des projets et des initiatives bénéfiques pour le pays.

C’est en fixant ce cap, que les Français pourront redresser la tête, espérer et exercer pleinement la liberté de construire leur bonheur.

Personnellement, je trouve la position de Manuel Valls intéressante, et intelligente. Aujourd’hui, la gauche a besoin d’un renouveau, de nouvelles idées, etc … Aujourd’hui les « ténors », et il est bien entendu qu’ils participeront au gouvernement si nous gagnons, doivent peut être se mettre en retrait parce que le parti socialiste doit prendre un « coup de jeune ». Ce coup de jeune est représenté par Manuel Valls. On peut avoir des désaccords avec lui, mais il faut au moins lui attribuer le mérite d’oser ouvrir des débats, des discussions qui peuvent intéresser les français dans leurs vies quotidiennes.

Ainsi, je soutiens donc la candidature de Manuel Valls à la primaire socialiste.

Retrouvez la déclaration de candidature sur le blog de Manuel Valls.

«Qui a peur de son ombre attend midi pour se lever. Pendant ce temps, les autres courent.» F. Mitterrand

«Qui a peur de son ombre attend midi pour se lever. Pendant ce temps, les autres courent.» François Mitterrand.

Près de dix jours, après le cataclysme de l’affaire DSK, et si nous faisions un bilan sur ce qui va advenir du Parti Socialiste, et ses primaires ? Tout au long de ces dix jours, nous avons entendu l’ensemble des leaders du Parti s’exprimer, et défendre l’idée qu’il fallait éviter la désunion, et rester très prudent sur l’affaire en question.

J’entends, ou je lis, ici ou là, cette question, qui reste sur toutes les lèvres : « On fait quoi maintenant ? ». Je crois que la réponse est en fait très simple. Pour moi, malgré cet évènement, la perte d’un candidat haut placé, etc … Nous avons maintenant la mission de nous relever, de repartir en bataille pour les présidentielles, non pas les uns contre les autres, mais bel et bien dans l’optique d’arriver à la désignation d’un candidat en octobre, qui devra affronter Nicolas Sarkozy, et réussir à remporter la présidentielle.

Les « spécialistes » nous expliquent, un peu partout, que les primaires vont être le lieu d’affrontements meurtriers entre les candidats des primaires. Mais pourquoi, voulez vous que ces primaires finissent ainsi ? Regardons les modèles étrangers, qui ont des années d’expériences derrière eux. Aux Etats Unis justement, la primaire peut être extrêmement offensive, et pourtant, à la convention d’investiture (qui aura lieu chez nous fin octobre/début novembre) les divers candidats acceptent leur défaite, et se rangent tous derrière le grand vainqueur. Pourquoi cela sera-t-il différent chez nous ? 

Les Français soutenait, majoritairement, un candidat social démocrate. Comme je l’avais exprimé dans un article précédent (avant cette affaire), c’est cette social démocratie qui peut l’emporter à gauche. Puisque Dominique Strauss Kahn n’est plus là, et bien il faut se reporter sur un autre homme (ou femme) qui représente, et défend ces idées sociales-démocrates. Qui ?

Le choix peut être vaste (Valls, Moscovici, Colomb, Le Guen, Cambadélis, etc …). Mais il faut aussi penser au renouvellement de la classe politique, c’est aujourd’hui, je pense, une nécessité pour s’émanciper le plus possible des critiques que pourraient faire les journalistes, et les hommes (ou femmes) politiques contre nous vis à vis du lien à Dominique Strauss Kahn.

Donc, pour résumer, il nous faut repartir à la bataille présidentielle, à travers les primaires dans un premier temps, en soutenant la candidature d’un social démocrate, mais pas forcément d’un « Straus-Kahnien » reconnu comme tel.

Enfin, pourquoi cette citation dans le titre me direz vous ? Et bien simplement, parce que je pense que nous ne devons pas laisser la majorité au pouvoir, et les autres partis politiques, tous confondus, de profiter d’une absence médiatique des propositions et du projet du Parti Socialiste pour remonter dans l’opinion, car la présidentielle ne se gagne pas uniquement au dernier moment, mais bel et bien dès maintenant. Voila pourquoi nous devons nous remettre au travail, parce que c’est ce qu’attendent les Français.

Infos Express

Bonsoir,
Quelques nouvelles rapides que j’ai envie de vous communiquer.

Tout d’abord, dans l’affaire dsk, ce soir Dominique quitte la prison, pour rejoindre un appartement du côté de Ground Zero, où il devrait resté environ deux semaines, avant d’avoir un meilleur appartement.

Autre nouvelle, qui concerne le PS directement. Hier soir, les militants (dont moi donc) ont votés pour le projet du PS.plus de 95% d’entre nous l’on validé. Il ne reste plus qu’à l’officialiser à la convention.

Quant aux primaires, plusieurs stratégies apparaissent :
– suppression des primaires (je pense à éviter tout simplement).
– mise entre parenthèse pour quelques semaines, afin de se rassembler (meilleure idée)
– maintien dans les mêmes règles (bonne idée aussi).

Voila, juste pour corriger certains journalistes : le ps n’est pas divisé sur les primaires, mais il s’interroge.

J’en profite aussi pour publier une vidéo de l’intervention, quelque peu énervé, de Manuel Valls hier soir. Une colère légitime fasse à ces journalistes aux propos ahurissants.

Pas l’heure des égo pour les primaires

A l’heure qu’il est, Dominique Strauss Kahn est donc maintenu en détention aux Etats Unis. On entend donc les journalistes, dire ici ou là « Qui pour succéder à DSK aux primaires ? », et même poser directement la question de leur candidature à celles et ceux, qui sont socialistes, et qui viennent sur les plateaux de télévision.

Aujourd’hui, il n’est pas temps de se demander qui doit aller aux primaires comme candidat de substitution ou non à DSK.

Tous les leaders du PS ont d’ailleurs exprimés cette posture; que se soit Martine Aubry, Ségolène Royal, François Hollande, Benoît Hamon, Pierre Moscovici, Manuel Valls, etc …

Nous devons suivre, de loin, cette affaire DSK. Suivre, pour connaître la vérité, pour savoir ce qui s’est passé. Mais en France, nous devons aussi rester à l’écoute des Français, prêt à leur répondre, et maintenir aujourd’hui un calendrier qui, malgré l’absence présumée de Dominique Strauss Kahn, peut quand même nous permettre de gagner.

Dans quelques semaines, nous devrons lancer la campagne des primaires, où un candidat,  ou une candidate, devra parvenir à se faire entendre, et convaincre, et ainsi réunir la gauche derrière lui (ou elle), pour qu’à la Convention d’Investiture, le PS et son candidat (sa candidate) soit en marche, et puisse gagner en 2012.

Quant à DSK ? Si celui est innocent, comme il le dit (et après tout on a envie de le croire), alors il aura toute sa place dans le débat d’idée, voir dans les primaires. Quoi qu’il en soit, s’il est innocenté, il pourra rentrer sereinement pour participer à la victoire nécessaire de la gauche.