Archives de Catégorie: Prises de position

1er Tour des Primaires : victoire populaire

Deux millions et demi de votants aux primaires citoyennes, co organisées par le Parti Socialiste et le Parti Radical de Gauche. C’est un vrai succès populaire, les Français ont montrés qu’ils avaient un véritable intérêt pour ce scrutin, et sont venus en masse voter ce dimanche. C’est là, la victoire de la gauche.

Ensuite, on doit aborder les résultats des candidats. Les électeurs ont choisis, pour telle ou telle raison, de placer au 2nd tour François Hollande, et Martine Aubry. La surprise vient ensuite. C’est avec 17% des suffrages qu’Arnaud Montebourg a pris la 3e place. ce score est surprenant, mais finalement très compréhensible. En effet, le candidat de la « démondialisation » a mené une campagne longue (plus d’un an), et a surtout adopté un discours populiste, que l’on sait séducteur de suffrages. Je ne remet pas en cause sa réussite électorale, mais je voudrais aussi rappelé, pour l’avoir vu localement, un certain nombre de militants ou sympathisants d’extrême gauche et écologistes ont participés à cette primaire, et on influencer sur ce score élevé d’Arnaud Montebourg. Pour le PS, ce serait une bonne nouvelle, si ces électeurs restaient fidèles au parti socialiste, malheureusement, je ne le crois pas. C’est pour cela, que pour moi, Arnaud Montebourg ne sera pas l’arbitre du 2nd tour, tout comme François Bayrou ne l’avait pas été en 2007. Ségolène Royal a, elle, subie une vraie défaite électorale, tombant à 7%, quand elle s’attendait à remporter la primaire. C’est un retour à la réalité dur pour elle.

Tout juste derrière elle, Manuel Valls la talonne à 6%, y compris sur le terrain, où dans nombre de bureau de vote, il dépasse le score de la présidente de la région Poitou Charente. C’est évidemment, pour ceux qui l’ont soutenu, depuis 2009 dans mon cas, un score en dessous de celui attendu. Toutefois, Manuel a su émerger dans le paysage politique français, devenant le 5e politique préféré des français. Il a su exprimer une position d’une gauche moderne, décomplexée, et responsable. Ainsi, malgré un score de 6%, sa position, ses déclarations, sa popularité, ses idées vont compter pour la victoire, et pour gouverner le pays.

Il va donc de soi que les militants (du ps ou non) qui ont soutenu Manuel Valls, vont continuer à le faire, dans un autre cadre, encore à définir, pour faire vivre ce socialisme moderne, réaliste, juste, etc.

Enfin, parce qu’il ne faut pas l’oublier, Jean Michel Baylet a réalisé 1% des suffrages. Ce n’est pas une grande surprise là encore. En effet, sur le papier, les radicaux semblaient moins audibles que les socialistes. Le président du PRG a pris la décision d’apporter son soutien dans le cadre du 2nd Tour à François Hollande, tout comme l’a fait Manuel Valls. Nous verrons dimanche soir si les électeurs ont suivi les consignes, et qui sera NOTRE candidat(e) à TOUS.

Pour ma part, j’ai déjà décidé vers qui se tournera mon bulletin dimanche prochain, et vous ?

Publicités

Manuel Valls, et l’éducation

Education : n. f. Outil par excellence de la méritocratie depuis la IIIe République. Vecteur privilégié de l’émancipation individuelle, de l’égalisation sociale et de la formation citoyenne. Objet actuel de grandes désillusions à la hauteur des espérances qu’elle suscite. Et si nous injections un peu d’optimisme, avec les propositions de Manuel Valls sur ce sujet ?

C’est aujourd’hui un véritable enjeu d’avenir pour la France, auquel les politiques doivent répondre. En effet, chaque année 120 000 jeunes sortent du système scolaire sans qualification, ni diplôme. De plus, les résultats de la dernière enquête PISA sont assez inquiétants. Ainsi, cette enquête montre que les résultats scolaires des élèves français dépendent, de plus en plus, de leur milieu social. C’est un scandale pour quiconque considère l’école comme l’essence même de la réussite, et le moteur de l’ascenseur social, que l’on sait bloqué depuis plusieurs années. Ce bilan calamiteux exige que le prochain quinquennat, devra rendre à l’éducation sa place de première priorité du gouvernement, et de l’Etat.Rappelons que ces dix dernières années, l’investissement éducatif a chuté de 15%, que le nombre d’enseignants lui aussi (5 pour 100 élèves), etc… Inverser cette tendance est une exigence fondamentale, et prioritaire par dessus tout.

Sans dépenser un euro de plus, le produit fiscal des heures supplémentaires devra être réaffecté à l’éducation de nos enfants. Il s’agit, dans ce domaine, d’offrir un vrai avenir, une vraie préparation à cet avenir, et non donner quelques emplois précaires de 5 ans. En premier lieu, nous devons cibler les moyens supplémentaires sur les zones les plus en difficultés. On devra concentrer les moyens là où la mixité sociale est vraiment la plus faible. Pour ces écoles, il faudra augmenter de 20% les moyens, en contrepartie de deux objectifs. D’une part, les professeurs expérimentés seront incités à rester dans ces zones par une hausse de leurs salaires. D’autre part, des professeurs nouveaux y seront recrutés pour réduire le nombre d’élèves par classe, et personnaliser les réponses éducatives.

Moi même aux côtés de Manuel Valls, à Rennes.

Moi même aux côtés de Manuel Valls, à Rennes.

Le temps scolaire, pour être plus en adéquation avec les capacités de concentration des enfants, passera de 140 à 188 jours de cours dans l’année, sur le modèle finlandais. Pour éviter toute « sortie sèche », il faudra une politique d’orientation basée sur le principe de parcours construits. La création d’un service public de l’orientation est un premier pas, mais n’y suffira pas. Dès le collège, le cursus comportera la réalisation d’une série de projets, fondés sur des activités encadrées et enregistrées dans un livret personnel. Dans le même temps, les professeurs principaux de 3e bénéficieront d’une vraie formation leur permettant d’orienter les élèves en fonction de leurs livrets.

L’Etat doit également renforcer l’autonomie de tous les établissements, sans remettre en cause le « tronc commun des compétences », pour leur permettre de définir de vraies politiques pédagogiques adaptées à leurs environnements. Bien que saccagée par la majorité actuelle, la formation des enseignants devra être repensée, et améliorée. Il n’est pas normal qu’aujourd’hui des enseignants n’ayant jamais fait face, ou très peu de temps, à des élèves, se retrouvent en charge de classes en temps plein comme un enseignant expérimenté. Il ne l’est encore moins, que ces enseignants inexpérimentés se retrouvent face aux classes considérées comme les plus difficiles. Revaloriser l’éducation est une mission pour la gauche. Je crois aussi, et là c’est mon opinion que j’exprime, qu’il faut cesser immédiatement de mettre dos à dos, ou en opposition l’enseignement public et l’enseignement privé. Nous devons, je le crois, avoir une vision complémentaire, et non ennemie de ces deux types d’établissements. La gauche doit pouvoir réconcilier public et privé, c’est, je le crois, aussi l’un des enjeux de demain.

Revaloriser le métier d’enseignant est un devoir. Mais pour cela, il n’est pas forcément nécessaire, même si cela passera aussi par là pour certains cas, de parler de revalorisation de salaires. Il faut avant tout dire aux enseignants, qu’ils font le plus beau métier du monde, et que l’Etat, la République, les respectent et les remercient pour cela.

Pour moi,  étudiant en Histoire souhaitant devenir enseignant en collèges et lycées, ces propositions sont en phases avec leur temps, novatrices, et redonnant à l’éducation, et au métier d’enseignant, toutes leurs lettres de noblesses. Voila pourquoi, entre autre, je voterai Manuel Valls aux primaires citoyennes des 9 et 16 octobre.

Primaires : vers une campagne aux airs de tragicomédie ?

Depuis cinq jours, le dépôt des candidatures est donc clos, et la campagne a donc débuté, lentement, dans la foulée. Mais quelle stupeur de voir quel visage semble se dessiner pour cette campagne des primaires. Tout à commencé avec des soutiens de Martine Aubry qui attaque Manuel Valls, en le disant de mauvais foi, alors qu’il ne fait qu’appliquer les règles des primaires.

Mais aussi et surtout, les attaques basses se multiplient, notamment sur le net, que ce soit à l’encontre de Manuel, de Ségolène, ou d’Arnaud. Ainsi, alors qu’un certain nombre de militants et sympathisants (soutenant différents candidats) se regroupent sur le net pour appeler à la présence de débats entre les candidats, pour permettre aux électeurs de choisir au mieux, et bien des personnes se lancent, et assènent d’attaques les candidats. Certaines de ces attaques sont mêmes à la limite de l’insulte, comme celle sur Arnaud, entendu lors d’une discussion entre camarades (« Montebourg ? C’est un petit bourgeois de bas étage qui se crois capable d’être président ! »), ou encore sur Manuel, qui se fait taxé d’opportuniste sur le net, et à qui ont demande de quitter le PS, Ségolène qui elle est considérée comme une folle par certains, etc …

Bref, ces comportements ne sont pas dignes de socialistes, et sont surtout très néfastes pour la primaire, et pour celui où celle qui sera désigné en octobre. Ces attaques peuvent rendre le rassemblement plus difficile, voir impossible.

Mais vous connaissez aussi les rumeurs qui circulent autour de Martine Aubry et de son compagnon. D’où viennent-elles vraiment ? On se doute qu’elles viennent de l’adversaire, mais qui sait peut être certains dans notre propre camps s’en réjouissent, et les colportent.

Autre élément de cette campagne qui peut virer à la catastrophe après le 16 octobre, c’est ce manque de fairplay, d’ouverture d’esprit, d’acceptation des positions des uns et des autres, et de jouer « perso » ou les sympathisants contre les militants. Ça peut être dévastateur au moment du rassemblement, car si durant la campagne les militants se font taper dessus par des personnes issus de l’extérieur parce qu’ils préfèrent un autre (ou une autre) candidat(e) que certains, et qu’ils se font presque insulter pour cela, l’union et le rassemblement n’auront pas lieu.

En 2007, Ségolène Royal a fait campagne pour la primaire sur la position suivante : les français contre les militants. Résultats ? A force de se faire taper dessus, certains militants socialistes qui n’avaient pas votés pour elle, ont fait le choix de ne pas la soutenir. Après la défaite, elle a alors dénoncé le fait que le parti n’était pas derrière elle, et que cela lui avait causé la défaite. Et bien à tous ceux qui tentent de jouer cette stratégie cette année, je leur demande de renoncer, car cela pourrait mener à nouveau à la défaite, que personne ne souhaite.

Je vous parlais précédemment d’un groupe demandant des débats politiques entre les candidats, et c’est vraiment nécessaire si on ne veut pas paraitre ridicule. L’exemple type de ces situations ridicules, et dont les journalistes se moquent aisément, a eu lieu ce week end en Avignon. En effet, tous les candidats (sauf Ségolène Royal) s’y sont rendus, et alors qu’Arnaud et Manuel n’ont eu aucune hésitation à venir saluer et discuter quelques instants avec Martine et François (séparément), ces deux derniers ont préférés jouer à cache-cache. Franchement, ce n’est pas cela qu’attendent les français pour choisir le ou la meilleure candidat(e).

Combien de temps encore les deux « favoris » des sondages vont jouer leur partition si personnelle, et refuser de revenir faire de la … politique ! S’il n’y a pas de débats entre les candidats, et qu’ils proposent tous la même chose, alors pourquoi avoir fait des primaires ? Autant laisser les instituts de sondage choisir « le meilleur » candidat socialiste pour faire face à Nicolas Sarkozy.

Alors avant que la primaire ne se finisse en tragicomédie, je crois que l’on peut se reprendre, et arrêter ces comportements qui n’avanceront personne, et pourrait mener à la défaite.

L’énergie du Changement !

Et bien voila. Aujourd’hui, le 13 juillet 2011, c’est la fin du dépôt des candidatures pour la primaire. Ils seront donc six à proposer leur candidature aux électeurs lors des primaires. Il est venu le temps, pour tous, de s’interroger sur la personnalité et ses idées qui nous semble le plus convainquant et crédible, et que l’on souhaite voir concourir en 2012 pour les plus hautes fonctions. Et c’est aussi le temps, pour moi, de renouveler mon soutien à la candidature que porte Manuel Valls, avec « l’énergie du changement ».

Après les coups de tonnerre New Yorkais des mois de Mai et Juillet derniers, la situation politique a évidemment changée, et cela a bouleversé le cadre de la primaire. Mais, quoi qu’il en soit, c’est aujourd’hui le temps du débat et des discussions pour que les millions de français, qui peuvent participer en octobre aux primaires, puissent dire, lors du vote, quel candidat ou quelle candidate est le ou la meilleure pour, non seulement faire face à Nicolas Sarkozy et à la droite en 2012, mais aussi pour gouverner ce pays, et le remettre sur pied.

Plutôt que d’un président normal, ou d’une présidente solide, je préfère un « président vrai ». On ne peut plus faire des promesses idéologiques intenables, car les français ne les prendront pas au sérieux. Ces français ne demandent pas du rêve, mais du vrai. Ils veulent de vraies propositions crédibles, et justes.

Pour moi, c’est Manuel Valls qui, non seulement est le plus proche de Dominique Strauss Kahn idéologiquement parmi les candidats, mais il est le seul à tenir un vrai discours de vérité, quitte à fâcher certains de ces amis politiques, qui finiront, j’en suis sur, par le rejoindre, comme ils l’ont déjà fait sur le thème de la sécurité par exemple.

A l’heure où le bilan de Nicolas Sarkozy tombe et, sans surprises, est catastrophique : hausse de la violence aux personnes, absence de forces de l’ordre pour assurer la sécurité au quotidien, doublement de la dette pendant que l’on a fait un cadeau de plus d’un milliard aux plus riches (réforme de l’ISF et du Bouclier Fiscal), baisse du niveau de l’enseignement avec la Réforme du Lycée, un traitement inacceptable des enseignants avec le non remplacement systématique d’un départ à la retraite sur trois (alors que dans le même temps, le nombre d’élèves en école élémentaire augmente), la fin d’une vraie formation pratique des futurs enseignants, fermeture de classes dans des petits villages, disparition progressive des services publics de proximités, etc …

Et malheureusement, la liste pourrait être encore allongée.

Les français sont 56% à souhaiter la victoire de la gauche à la présidentielle, selon un sondage. Je m’en réjoui, mais la victoire est encore loin d’être acquise. Sous estimer Nicolas Sarkozy, non pas le président mais bien le candidat, serait une erreur fatale. Certes, le président Sarkozy a passé son mandat à réformer dans tous les sens, sans résultats positifs, car tout à été fait dans l’urgence, et en détruisant la protection sociale des Français. Mais le comportement de certains à se lancer dans une opposition stérile n’a pas permis, et ne permettra jamais de le vaincre. Comme le dit Manuel Valls : « Convaincu qu’il faut diviser pour mieux régner, Nicolas Sarkozy prend volontiers à témoin les bons français pour discréditer les résistances à ses réformes ». Aujourd’hui, la Gauche a un vrai travail à effectuer, de vraies réformes à faire, mais dans la justice, et l’égalité.

Et pour moi, celui qui peut, à la fois faire face à Nicolas Sarkozy, et réformer justement, avec le soutien des français, et donner les bonnes priorités, c’est évidemment Manuel Valls.

C’est avec un discours de vérité, et des priorités autour de l’éducation, de la formation, de la réforme fiscale et financière, et bien sur de la sécurité, que nous pouvons battre Nicolas Sarkozy. Plutôt qu’un « président normal » que propose François Hollande, qu’une « présidente solide » avec Martine Aubry, qu’une « présidente des solutions », avec Ségolène Royal ou d’une démondialisation prônée par Arnaud Montebourg, c’est avec la vérité, que nous gagnerons. Et ce discours de vérité, il existe. Manuel Valls représente cette énergie qui permettra le changement.

Parce que « la Gauche peut tout changer » (pour paraphraser le livre du député de l’Essonne), et parce que la Gauche ne doit pas avoir peur du « Pouvoir », je vote Manuel Valls aux primaires des 9 et 16 octobre.

Rejoindre le groupe

DSK : Que reste-t-il de son incroyable popularité ?

DSK et son épouse Anne Sinclair, à la sortie du tribunal./Photo AFP

Suite à ce que l’on appelle depuis deux mois « l’Affaire DSK », Dominique Strauss Kahn n’est plus apparu, dans les sondages, comme un candidat potentiel, et n’a d’ailleurs plus été « testé » par les instituts de soindage. Toutefois, on peut essayer d’entre apercevoir ce qu’il reste de son immense popularité de l’avant Sofitel. D’abord, selon Harris, 49% des français veulent son retour en politique. On rappelle que les sondages le créditaient de 59% d’intentions de vote avant l’affaire. Alors, oui ces deux sondages ne sont pas comparables directement, mais il laisse un bon espoir pour Dominique, s’il était candidat, de reconquérir les sommets dans les sondages.

Avec l’affaire, c’est la vie de l’ex directeur général du FMI qui a été disséqué dans les médias. Qu’en restera-t-il en 2012, s’il était candidat toujours, au moment de voter ? Les Français, et pas seulement eux, ont tendances à oublier ce qui a pu les choquer, ou les révolter un an avant. La preuve en est l’élection de Nicolas Sarkozy, qui en 2006 était assez loin dans les sondages à cause de sa politique de ministre de l’intérieur.

Romain Pigenel, sur son blog Variae, fait une analyse des marges de manoeuvres dont disposerait Dominique s’il présentait sa candidature. Je vous en propose un extrait :

Sur l’argent d’abord. Mon point de vue (que les lecteurs de ce blog connaissent bien) est le suivant : non seulement il faut, en droit et par principe, distinguer la richesse personnelle des prises de position politique (au moins jusqu’à preuve du contraire), mais en outre, je crois les Français beaucoup plus souples sur ce point que le pensent nombre de moralistes à la petite semaine, de même qu’une certaine gauche puritaine, qui confond ses propres obsessions avec l’opinion populaire. On aime à répéter que l’échec de Sarkozy est celui du « bling bling » (ce mot-valise qui veut et tout rien dire) et que par conséquent il est impensable, aujourd’hui, qu’un homme politique puisse gagner des élections en ayant fait connaître une fortune personnelle, et assumé un mode de vie en conséquence. Je pense pour ma part que c’est l’échec politique de Sarkozy qui a conditionné le désamour progressif à l’égard de sa personne et de son mode de vie (faut-il rappeler qu’il a été élu « avec » cette personne et ce mode de vie?) ; eût-il réussi son mandat, qu’on ne lui en aurait pas fait grief. Conjointement, un candidat reconnaissant sa fortune personnelle, sans exagérer inutilement dans la provocation bien entendu, peut à mon sens tout à fait obtenir la confiance des électeurs, SI ces derniers le créditent des compétences et du projet nécessaire à la réussite du pays. Un point pour DSK.

Sur le rapport aux femmes ensuite. Sauf nouvelle accusation crédible et fondée, il resterait, dans l’hypothèse qui est la nôtre, bien peu d’éléments tangibles pour nourrir des attaques sur ce point. Par ailleurs on a entendu tout le monde à ce sujet, sauf le principal intéressé. Il faudrait qu’il vienne s’expliquer dans un grand moment télévisé, type JT de 20H00. Je vois mal comment un homme revendiquant la liberté de vivre sa sexualité et son couple comme il l’entend, dans la France telle qu’elle est, pourrait s’attirer la défiance ou le discrédit général. Poussons même un peu plus loin : d’une certaine manière, et paradoxalement, on pourrait même dire que l’épisode new-yorkais lui aurait été bénéfique. Pourquoi ? Parce que l’épée de Damoclès qu’agitaient à mi-voix depuis des mois ses adversaires à droite – nous avons des dossiers, des histoires de coucheries, on va les sortir – aurait été purgée en même temps que l’affaire du Sofitel. La vie de DSK ayant été fouillée et mise à nu, sans qu’aucune accusation valable ne puisse être retenue, il gagnerait une sorte de sauf-conduit sur le sujet ; plus encore, toute tentative d’agiter d’autres rumeurs se retournerait potentiellement contre ses auteurs, et passerait pour de l’acharnement. On peut appliquer le même raisonnement au train de vie : dans notre hypothèse, DSK aurait vécu en quelques semaines le condensé de toutes les attaques possibles par la suite, et en serait protégé par l’énormité et la violence du traitement subi.

Comme le dit Romain Pigenel, les « dossiers », que l’UMP menaçait de sortir, sont déjà tous publics. De ce point de vue, les attaques sur la morale de Dominique seraient assez réduites, puisque déjà faites. Ensuite, comme le dis Roland Cayrol, directeur de recherche FNSP au Cevipof, Dominique Strauss Kahn innocenté disposerait, durant plusieurs mois, d’une « aura » qui le protégerait de toutes les attaques sur cette affaire et ce qui l’entoure, qui seraient jugées comme malhonnêtes, et seraient alors contre productive pour le camp opposé. D’ailleurs, sur son blog, Romain Pigenel a une analyse similaire :

Il y a, encore, le puissant ressort du sentiment d’injustice. Un DSK lavé de ses accusations, et dont il finirait par ressortir dans l’opinion qu’il a été quasiment tué politiquement (si ce n’est humainement) par un emballement médiatico-judiciaire infondé, pourrait bénéficier d’un sentiment d’empathie à la hauteur de la profonde répulsion initialement ressentie, et des suspicions de complot qui ne manqueraient pas de (re)fleurir. Il sortirait en outre humanisé de l’affaire, qui aurait permis l’atterrissage (certes chaotique) depuis l’exil américain, lointain et hautain.

Enfin, ce passage dans le commissariat de New York, son humiliation médiatique, puis son passage à Rikers Island peut être interprété comme le fait que aussi riche qu’il soit, il est un justiciable comme les autres, au même titre que les citoyens qu’il tenterait de convaincre. Ce serait aussi un bel exemple de reconstruction : peu importe, les attaques, et les accusations dont il a été victime, il montrerait alors qu’une fois innocenté, il a pu gagner une importante élection.

Ajoutons à cela que les événements des dernières semaines ont pu être ressentis comme une humiliation nationale, et qu’il pourrait y avoir chez les Français une envie, plus ou moins consciente, d’inverser radicalement la vapeur pour laver cette humiliation … en en remettant la victime/responsable à sa place initiale.

Bref, s’il en a l’envie et la possibilité technique (cette dernière condition semble de plus en plus se confirmer), il pourrait bien être, encore, le meilleur candidat socialiste face à Nicolas Sarkozy en 2012.

Manuel Valls candidat

Hier soir, sur le plateau du journal de 20H, Manuel Valls était l’invité de Laurence Ferrari, et il a, en direct, annoncé sa candidature, et expliqué pourquoi il se portait candidat aux primaires socialistes. Plutôt que je paraphrase ses arguments, et ses explications, je vous propose ci dessous de retrouver la déclaration officielle de candidature de Manuel Valls.


Le 28 juin prochain, je déposerai officiellement ma candidature aux Primaires du Parti socialiste qui doivent désigner celui ou celle qui sera notre candidat à l’élection présidentielle de 2012.
Si, jusqu’à très récemment, la candidature de Dominique Strauss-Kahn s’imposait, sa mise à l’écart exige un sursaut.
La réalité, aujourd’hui, est que je ne trouve pas, dans le paysage de mes contemporains, celui ou celle qui s’imposerait co110607_TF1mme le plus fidèle garant d’une gauche moderne, populaire, juste et crédible aux yeux de tous.
C’est donc ce qui me pousse à reprendre ma marche en avant.

Les primaires qui vont s’ouvrir sont une opportunité exceptionnelle de remobiliser la gauche mais aussi, l’ensemble de la société française. C’est donc un immense honneur pour moi d’y participer.

Depuis deux ans, je sillonne le pays pour sonder ses attentes, ses aspirations, recueillir ses angoisses mais aussi ses élans, ses initiatives et ses espoirs.

J’ai vu une France affaiblie et souvent meurtrie par les morsures de la crise et du chômage. J’ai vu la souffrance des classes moyennes, des ouvriers et du monde paysan, une jeunesse inquiète pour son avenir, des retraités précarisés. J’ai vu des services publics fragilisés.
J’ai vu une France qui doutait parfois de ses capacités de rebond, une France qui désespérait de ses responsables politiques et économiques. Mais une France qui, malgré tout, continuait d’y croire, parfois sans même savoir pourquoi, ni comment. Malgré ces incroyables difficultés, j’ai été frappé par le refus de sombrer, le refus d’abandonner, le refus de se laisser aller.
Aujourd’hui, je veux porter cette force, je veux porter ces regards, ces voix qui disent « non », qui disent « il faut que cela change», qui disent « assez de Nicolas Sarkozy».

Si je suis candidat à l’élection présidentielle pour la gauche, c’est pour diriger ce pays. Pour orienter ses forces vives vers des projets partagés, relever ceux qui sont à terre et qui, pourtant, ne veulent pas lâcher.

La France est un pays magnifique, aimé, désiré, dans le monde entier pour son histoire, sa culture et sa langue. Encore aujourd’hui, des quatre coins du monde nous sommes un phare. Regardons le printemps arabe. Même libérés des dictatures, les peuples expriment leur désir de nous rejoindre. Certes, notre lumière a décliné, mais elle oriente encore, toujours, les âmes insoumises qui aspirent à la liberté et au droit au bonheur.
C’est pour cette raison que nous devons retrouver toute notre place dans le concert des nations en réaffirmant notre volontarisme dans le projet européen.

Je veux être un passeur. Le message que je porte ne m’appartient en rien, c’est celui de cette France de l’insoumission, c’est celui des Français qui aujourd’hui continuent d’espérer et de tenir la dragée haute aux difficultés.

C’est un message inconditionnellement optimiste. Optimiste dans sa fidélité au génie de la France, optimiste dans la capacité des Français à se dépasser, optimiste dans notre avenir commun. Qui d’autre que nous, peut miser sur notre avenir ? Qui d’autre que nous, peut prendre notre destin en main ? Qui d’autre que nous, peut mesurer nos forces et notre envie de changer la donne ?
Personne d’autre que nous. Nous, les Français héritiers d’une Nation qui n’appartient qu’à ceux qui la désirent et qui veulent en renforcer le génie.

C’est cette France sublime qui m’a accueilli, qui m’a adopté parmi les siens, lorsque j’en suis devenu le citoyen à l’âge de vingt ans. C’est cette France désormais fragile qui m’engage à tout lui rendre, à tout lui donner.

Je ne me sens pas responsable d’un quelconque fardeau qui pèserait sur mes épaules, mais habité par une conviction, par une envie et par une énergie. Habité par la conviction qu’il faut relever la France et qu’avec les Français nous le pouvons, habité par l’envie de porter leur message, habité par l’énergie de traduire les aspirations en actions.

Redresser un pays comme le nôtre, orienter ses forces vives, redonner la dignité à ceux que tout afflige, exige un nouvel élan, une énergie du changement sans précédent. Elle s’alimentera de l’expérience et de la volonté de chaque Français. La période qui s’ouvre à nous est exigeante mais elle doit mobiliser et galvaniser chacun. Le prochain chef de l’État devra donner l’impulsion pour que cette énergie se diffuse dans l’ensemble du corps social.

Rien ne sera facile, ni acquis. C’est pourquoi, je souhaite porter cette énergie dans la plus grande vérité. Je ne promettrai rien que la France et les Français ne pourront tenir pour eux-mêmes et pour les générations futures.
La politique a changé. Si hier, on pouvait promettre par d’obscurs petits arrangements avec les réalités, ce que l’on ne pouvait tenir, aujourd’hui, cette façon de se conduire a été balayée par la lumière aveuglante de la vérité. La situation de nos comptes publics et sociaux, le niveau de la dette, nous obligent à de la lucidité et à de la sagesse.

Mon combat est, justement, celui de l’avènement d’un discours de vérité. C’est aussi celui d’une réduction des injustices sociales et celui d’une efficacité économique, protectrice de l’environnement et vectrice de richesses, pas uniquement pour les puissants, mais pour chacun.
Je le mènerai avec l’exigence de représenter, non une nouvelle génération, mais de nouveaux visages, de nouvelles énergies et de nouveaux talents.
Maire d’une ville de banlieue, candidat de la gauche d’aujourd’hui, je le mènerai aussi en m’appuyant sur la longue expérience de terrain que j’ai acquise, avec la volonté de faire vivre ensemble les différences, avec la fermeté nécessaire pour rétablir l’ordre et avec pour horizon : une République en action, une laïcité forte et une Nation sereine.

Au lendemain de la plus grande crise financière du capitalisme, il faut comprendre que la richesse, le bonheur, ne peuvent plus se mesurer uniquement en termes monétaires…

L’Homme doit redevenir le cœur de l’action politique et citoyenne. Dans cette perspective, la gauche – qui devra se hisser à la hauteur des enjeux – possède les clefs du changement.

Cet effort considérable exige la participation de chaque femme et de chaque homme de ce pays. Alors que le président de la République actuel n’a cessé de diviser les Français, de les dresser les uns contre les autres, nous avons besoin d’encourager, de protéger et de développer toutes les énergies individuelles pour le bien être commun.

Dans cette perspective, je fixerai trois grandes priorités :

D’abord, l’école, la culture et la recherche qui chacune dans son domaine crée les énergies de demain et contribue à l’émancipation en faisant reculer les injustices et les déterminismes économiques et sociaux.
Ensuite, il s’agit de préserver ces énergies en assurant la sécurité de chacun. L’ordre retrouvé, la justice respectée, c’est la liberté pour tous les individus de pouvoir orienter leur action, non sur leur seule protection, mais vers l’autre.
Enfin, je veux libérer les énergies créatrices en concentrant les efforts sur la compétitivité de notre industrie et en assurant un climat favorable aux petites et moyennes entreprises qui, chaque jour, développent des projets et des initiatives bénéfiques pour le pays.

C’est en fixant ce cap, que les Français pourront redresser la tête, espérer et exercer pleinement la liberté de construire leur bonheur.

Personnellement, je trouve la position de Manuel Valls intéressante, et intelligente. Aujourd’hui, la gauche a besoin d’un renouveau, de nouvelles idées, etc … Aujourd’hui les « ténors », et il est bien entendu qu’ils participeront au gouvernement si nous gagnons, doivent peut être se mettre en retrait parce que le parti socialiste doit prendre un « coup de jeune ». Ce coup de jeune est représenté par Manuel Valls. On peut avoir des désaccords avec lui, mais il faut au moins lui attribuer le mérite d’oser ouvrir des débats, des discussions qui peuvent intéresser les français dans leurs vies quotidiennes.

Ainsi, je soutiens donc la candidature de Manuel Valls à la primaire socialiste.

Retrouvez la déclaration de candidature sur le blog de Manuel Valls.

Un peu d’imagination …

Après avoir discuté avec certaines personnes tentées par le vote Front national, je me suis rendu compte, que plus que de longs discours, il est plus utile de présenter les choses plus concrètement.

Alors, un peu d’imagination :

1) Si la France se retirait de l’Euro.

Et bien les choses seraient bien simples. Avec le retour au franc, les prix augmenteront naturellement. Prenons un exemple simple et symbolique : la baguette, qui en 2007 avait un prix moyen de 0,85€. Cela équivaut à environ à 5,57F (on est loin de la baguette à 1F je vous l’accorde).

Conséquence, lorsque le prix sera ramené en francs, il sera arrondi, car c’est pas simple 5,57 pour encaisser. On passera donc à 6F, c’est bien plus pratique (bah oui on arrondi pas par le bas).

Rien que ce passage au franc aura une fois de plus conduit à une augmentation du coût de la vie. Mais comme la valeur du franc devra être dévaluée (Mme Le Pen le dit elle même), et bien ce prix augmentera encore plus. En effet, puisque une pièce d’un franc ne vaudra plus que, par exemple, 0,70F, et bien notre baguette à 6F, coutera environ 7,80F.

Je vous rappelle que Mme Le Pen nous explique rendre la vie moins chère de cette manière !!

Il est donc évident que la dévaluation entraîne une inflation, c’est mathématique, et vu et revu dans l’histoire. Souvenez vous de cette image d’Allemands devant venir avec une brouette de Marks pour aller à l’épicerie, parce que la monnaie fut dévaluée.

2) Si la France quittait Schengen, et l’Union Européenne.

Dans ce cas, cela signifie que l’on réinstaure des frontières, et donc des frais de douanes à nos frontières pour les pays de l’UE et de Schengen. Cela veut donc dire que les produits achetés à l’étranger (en Allemagne, en Italie, en Espagne, ou en Islande) coûteront plus cher, puisque subiront des frais de douane, alors que ce n’est pas le cas à l’heure actuelle.

Alors, on me dira, ça re-favorisera les produits français. Pour certains oui, mais la différence de prix est suffisante pour les produits étrangers dans la plupart des cas pour rester moins cher que les notre malgré tout. Résultat, ces produits couteront plus cher aux consommateurs.

Et pour les entreprises ?

Et bien imaginé les entreprises multinationales, ou transnationales qui ont des activités en France dans cette situation. Ces entreprises emploient la majorité des travailleurs (15 millions dans les pays fondateurs de la CEE).

Or ces sociétés ont pour la plupart leurs sièges aux USA, dans d’autres pays européens, au Japon, ou en Asie de l’Est et du Sud-Est. Mais elles emploient en France. Si ces sociétés voient que désormais les produits quelles envoient chez nous pour les assembler et nous les vendre sont taxés aux douanes, ils hésiteront à continuer.

Et puis, Mme Le Pen explique un peu partout qu’il faut taxer ces entreprises. Alors, voyant leurs dépenses augmenter en France, alors qu’en Allemagne la situation reste celle de l’UE, ils fermeront leurs sociétés, et délocaliseront.

Résultat ? Licenciements, et chômage.

En voici un beau programme pour la France non ?

«Qui a peur de son ombre attend midi pour se lever. Pendant ce temps, les autres courent.» F. Mitterrand

«Qui a peur de son ombre attend midi pour se lever. Pendant ce temps, les autres courent.» François Mitterrand.

Près de dix jours, après le cataclysme de l’affaire DSK, et si nous faisions un bilan sur ce qui va advenir du Parti Socialiste, et ses primaires ? Tout au long de ces dix jours, nous avons entendu l’ensemble des leaders du Parti s’exprimer, et défendre l’idée qu’il fallait éviter la désunion, et rester très prudent sur l’affaire en question.

J’entends, ou je lis, ici ou là, cette question, qui reste sur toutes les lèvres : « On fait quoi maintenant ? ». Je crois que la réponse est en fait très simple. Pour moi, malgré cet évènement, la perte d’un candidat haut placé, etc … Nous avons maintenant la mission de nous relever, de repartir en bataille pour les présidentielles, non pas les uns contre les autres, mais bel et bien dans l’optique d’arriver à la désignation d’un candidat en octobre, qui devra affronter Nicolas Sarkozy, et réussir à remporter la présidentielle.

Les « spécialistes » nous expliquent, un peu partout, que les primaires vont être le lieu d’affrontements meurtriers entre les candidats des primaires. Mais pourquoi, voulez vous que ces primaires finissent ainsi ? Regardons les modèles étrangers, qui ont des années d’expériences derrière eux. Aux Etats Unis justement, la primaire peut être extrêmement offensive, et pourtant, à la convention d’investiture (qui aura lieu chez nous fin octobre/début novembre) les divers candidats acceptent leur défaite, et se rangent tous derrière le grand vainqueur. Pourquoi cela sera-t-il différent chez nous ? 

Les Français soutenait, majoritairement, un candidat social démocrate. Comme je l’avais exprimé dans un article précédent (avant cette affaire), c’est cette social démocratie qui peut l’emporter à gauche. Puisque Dominique Strauss Kahn n’est plus là, et bien il faut se reporter sur un autre homme (ou femme) qui représente, et défend ces idées sociales-démocrates. Qui ?

Le choix peut être vaste (Valls, Moscovici, Colomb, Le Guen, Cambadélis, etc …). Mais il faut aussi penser au renouvellement de la classe politique, c’est aujourd’hui, je pense, une nécessité pour s’émanciper le plus possible des critiques que pourraient faire les journalistes, et les hommes (ou femmes) politiques contre nous vis à vis du lien à Dominique Strauss Kahn.

Donc, pour résumer, il nous faut repartir à la bataille présidentielle, à travers les primaires dans un premier temps, en soutenant la candidature d’un social démocrate, mais pas forcément d’un « Straus-Kahnien » reconnu comme tel.

Enfin, pourquoi cette citation dans le titre me direz vous ? Et bien simplement, parce que je pense que nous ne devons pas laisser la majorité au pouvoir, et les autres partis politiques, tous confondus, de profiter d’une absence médiatique des propositions et du projet du Parti Socialiste pour remonter dans l’opinion, car la présidentielle ne se gagne pas uniquement au dernier moment, mais bel et bien dès maintenant. Voila pourquoi nous devons nous remettre au travail, parce que c’est ce qu’attendent les Français.

Primaires Socialistes, vers la victoire (?)

Vous le savez tous, l’année 2012 est celle du rendez vous présidentiel (puis législatif d’ailleurs), et donc de ce fait, à gauche, et au Parti Socialiste, nous devons nous interroger sur la candidature gagnante pour les français, et la gauche.

Martine Aubry, DSK, Hollande, Royal, Valls, Montebourg, Hamon, qui est le candidat qu’il nous faut ?

Avant de dire, qu’un tel ou un tel est mieux placé qu’un autre pour l’emporter, nous devons rappeler que, au Parti Socialiste, il s’agit d’une union pour la victoire, et que c’est avant un courant d’idées, de propositions, qui sera représenté à la présidentielle, par un homme ou une femme, qui proposera aux français, le CHANGEMENT.

Quel courant d’idée est le plus proche des français, celui qui peut gagner ? C’est la Social-Démocratie qui peut gagner cette élection. Qui représente ce courant ? Et bien, des personnalités telles que Dominique Strauss Kahn, François Hollande, Ségolène Royal, Martine Aubry, ou encore Manuel Valls.

Ils ont chacun, et chacune des points forts, et des points faibles.

Manuel Valls : Cet homme politique représente un avantage majeur pour la candidature, du point de vue où il est le représentant d’une nouvelle génération, qui n’a pas encore été au pouvoir. Il a un franc parler indéniable, créant parfois des critiques internes. Et SURTOUT, il est le monsieur sécurité du Parti Socialiste, ce qui lui permettrait de rivaliser complètement avec Nicolas Sarkozy.

François Hollande : Mr Hollande est fort de son expérience de 10 ans à la tête du parti socialiste, ce qui lui donne une assise de popularité plus que convenable. Il est aussi très motivé, et a su progresser à une vitesse vertigineuse dans les sondages. Mais en revanche, comme on pourrait le reprocher à Mr Valls, François n’a aucune expérience du pouvoir, n’ayant jamais plus que député.

Ségolène Royal : La socialiste peut avant tout mettre en avant son expérience de la campagne présidentielle. En effet, la prise de l’Elysée ne s’improvise pas, et de ce fait, elle a un avantage sur tous les autres candidats. Sa médiatisation lui offre également une très forte présence à l’écran, et la possibilité de communiquer. Mais, ces sorties polémiques, ses divergences de poids parfois vis à vis du PS, peuvent, à nouveau, créer un fossé entre la candidate, et les militants/français.

Martine Aubry : La Première Secrétaire peut avant tout baser sa possible candidature sur son poste à la tête du PS, et aussi les victoires électorales du parti depuis 4 ans. Elle a, ne l’oublions pas, l’expérience ministérielle (comme Mme Royal), mais en revanche cette expérience pourrait lui couter des points. En effet, l’étiquette « Mme 35H » lui colle à la peau, de manière logique, mais cela pourrait lui couter des voix.

Dominique Strauss Kahn : Le directeur du FMI peut assoir sa popularité sur sa fonction lui aussi. Il a déjà une stature de chef d’Etat, lorsqu’il est invité de tous les sommets, et de tous les chefs d’Etats actuels. Le premier représentant de la Social-Démocratie au Parti Socialiste semble le mieux placé pour emporter l’élection fasse à Nicolas Sarkozy. Il a lui aussi été ministre (de l’économie), ce qui assoit la visibilité de ses compétences.

Alors certains me diront : pourquoi ne pas avoir détaillé, de la même manière, les candidatures Hamon et Montebourg ? Et bien la raison est simple : ces deux socialistes ne font pas partie de celles et ceux qui prônent cette Social-Démocratie, mais une politique bien plus à gauche, mais qui ne peut l’emporter face au suffrage universel, qui aujourd’hui ne veut pas de promesses idéologiques, mais biens des promesses crédibles, suivit de leurs exécutions.

Alors, peut-on désigner, sur un blog, comme celui-ci, le nom de celui (ou de celle) qui, selon nous, devrait être candidat(e) du Parti Socialiste ? Et bien, je pense qu’il faut éviter de tenter d’influencer sur le choix du meilleur candidat, mais de plutôt présenter les avantages de chacun, afin que l’on puisse se forger une idée à soi.

Ainsi, personnellement, je garde pour moi mon opinion, déjà faite, et que vous aurez peut être déjà compris.

Quand le ministre Wauquiez veut tirer vers le bas la protection sociale

« Quelle est, pour moi, la principale injustice dans notre pays ? C’est que celui qui travaille n’ait pas un véritable écart avec celui qui bénéficie des minima sociaux, a-t-il dit sur RMC et BFM TV. Cette situation-là est pour moi le cancer de la société française. »

Le ministre a fait un tollé avec sa sortie de ce 9 mai 2011 sur BFM TV, dans l’émission de Jean Jacques Bourdin. Alors que propose-t-il exactement ?

« En contrepartie du RSA, il faut que chacun assume, chaque semaine, cinq heures de service social »

Mr Wauquiez, vous pointez le doigt sur un problème en rappelant qu’un certain nombre de français, bénéficiaires des différents services de la protection sociale, profite du système, et cela a effectivement des conséquences négatives, évidemment pour le budget social, mais aussi, et c’est sans doute le plus grave, dans l’esprit des français, de la classe moyenne, qui peuvent voir effectivement des personnes gagner autant qu’eux avec ces aides sociales.

Mais en quoi, demander à celles et ceux qui bénéficie du RSA, d’assumer cinq heures de service social va-t-il régler ce problème ?! En aucun cas ! Pourquoi stigmatiser tous les bénéficiaires du RSA, alors seulement un petit nombre détourne le système ? Pourquoi toujours s’en prendre aux faibles ? Pourquoi toujours tirer vers le bas, ceux qui n’ont déjà pas grand chose, plutôt que de tirer vers le haut, ceux qui travaillent, et ne sont payés qu’à hauteur du Smic ?!!

Alors oui, il faut mettre en place des mesures, des méthodes afin de réduire sensiblement les « profiteurs ». Comment ? Exiger des bénéficiaires de ce RSA, un nombre minimum d’heures de travail par an, une vraie recherche d’un emploi stable, et à durée indéterminée, en communiquant d’avantage entre les services, en imposant des règles de cumul des aides sociales, en optant pour un contrôle des revenus du foyer, afin de s’assurer que ceux qui ont des salaires convenables ne touchent pas les mêmes sommes que les autres.

Il ne s’agit pas de créer des allocations sociales pour certains, sans revenus ou à revenus faibles ; mais il s’agit d’opter pour des allocations dépressives, en fonction des revenus du foyer. En effet, un certain nombre de français sont choqués de voir que certains, ayant des revenus plus qu’honorables, reçoivent autant d’allocations qu’une famille dont les revenus avoisines, ou sont inférieurs au Smic.

Alors oui, il y a des français choqués par l’utilisation des aides sociales, et surtout par le fait que certains touchent plus d’argent (grâce à cela) sans travailler, que eux qui ont pourtant un emploi à temps plein. Nous devons, nous la gauche, revaloriser le travail, et le rendre plus attractif, et surtout plus payant. Nous devons redonner un vrai intérêt au travail, pour que l’on gagne plus en travaillant, qu’au chômage.

Plutôt que de tirer encore plus vers le bas les personnes à faibles revenus, nous devons revaloriser les revenus du travail, et tirer vers le haut cette valeur travail, qui aujourd’hui crée des divisions, et des jalousies parmi nos concitoyens. La gauche doit redonner cet espoir aux français, et réorganiser la société, qui depuis dix ans de gouvernement de la droite, se porte de plus en plus mal. Comme le dit Pierre Moscovici dans son dernier ouvrage, 2012, c’est pour nous la « défaite interdite ».